<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>GWENELG</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/" /> <subtitle>Le blog de GWENELG  - Tome 1 : Le retour du tonnerre</subtitle> <updated>2009-01-07T18:46:39+01:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://blogs.letelegramme.com/" version="5.0">blogs.letelegramme.com</generator> <id>http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/</id>  <entry> <author> <name>iksert</name> <uri>http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Durandal</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/archive/2007/03/21/durandal.html" />  <id>tag:gwenelg.blogs.letelegramme.com,2007-03-21:9652</id> <updated>2007-03-21T20:54:13+01:00</updated> <published>2007-03-21T20:54:13+01:00</published>   <category term="Littérature" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Roman" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aventures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Héros" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lecture plaisir" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="moyen âge" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Bretagne Celtique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Highlands d'Ecosse" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Dimanche, les premières feuilles de Durandal </summary> <content type="html" xml:base="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/"> Dimanche, les premières feuilles de Durandal </content> </entry>  <entry> <author> <name>iksert</name> <uri>http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Gwenelg - L'extrait du dimanche matin</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/archive/2007/03/18/gwenelg-l-extrait-du-dimanche-matin1.html" />  <id>tag:gwenelg.blogs.letelegramme.com,2007-03-18:9510</id> <updated>2007-03-18T09:08:52+01:00</updated> <published>2007-03-18T09:08:52+01:00</published>   <category term="Littérature" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Roman" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aventures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Héros" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lecture plaisir" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="moyen âge" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Bretagne Celtique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Highlands d'Ecosse" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Comme chaque dimanche matin, un petit extrait pour commnecer tranquillement...</summary> <content type="html" xml:base="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/"> Comme chaque dimanche matin, un petit extrait pour commnecer tranquillement la journée.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, Gwenelg quitte la Bretagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, il reste pas mal de travail avant la sortie du tome 2, Durandal. J'y reviendrai. Néanmoins, je ferai paraitre ici les premières pages dimanche prochain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;A la nuit tombante, ils décidèrent de passer  la nuit au pied d’un immense dolmen dont le sommet avait été retaillé en Croix. Sur le pourtour de la pierre, on avait sculpté et peint les instruments de la Passion, christianisant ainsi ce symbole des rites païens.  &lt;br /&gt;
Ils s’installèrent autour d’un feu crépitant qui réchauffait leur corps,  rendait la forêt moins sinistre, et maintiendrait les loups à distance si nécessaire.&lt;br /&gt;
Pol, qui ressentait le trouble de son neveu, voulu détourner son attention.&lt;br /&gt;
-	Dis-moi, t’ais-je déjà parlé de mon bon ami Geoffroy de Monmouth ? interrogea t-il. &lt;br /&gt;
-	Non mon oncle.&lt;br /&gt;
-	Il est l’évêque de Saint-Asaph, une petite ville en Galles du Nord. Il a rédigé un ouvrage qui s’appelle Prophetiae Merlini. Veux-tu que je t’en parle ?&lt;br /&gt;
-	Pourquoi pas ? Répondit le jeune Breton, peu convaincu.&lt;br /&gt;
Pol  lui parla alors de l'histoire d’Arthur et de ses chevaliers, d’Excalibur son épée, des aventures de Lancelot, Galaad, Perceval, Morgane, Viviane, Merlin... &lt;br /&gt;
Parvenu à la fin du récit, il poursuivit.&lt;br /&gt;
-	Mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Si, comme tu le sais maintenant, les aventures d’Arthur se sont déroulées sur l’île de Bretagne, tous ces chevaliers sont venus ici en Armorique.&lt;br /&gt;
-	Comment cela ?&lt;br /&gt;
-	Par exemple, en contrebas du bourg de la Forest-Landerneau se trouvent les ruines du château de Goy-La-Forêt, le plus ancien château est de Bretagne. Il était gardé par quarante géants. Après les avoir défait. Lancelot s’est installé dans la forteresse qui fut appelée Joyeuse Garde en raison des fêtes qu’il y donna. Même Arthur y séjourna. Ailleurs, à Kerduel près de Pleumeur -Bodou, s’élève une ancienne résidence du roi Arthur. Il s’y est retiré en compagnie de ses chevaliers de la Table Ronde après avoir vaincu les Saxons. Près de là, Arthur terrassa un Dragon sur la Lieue de Grève, avec l’aide de Saint Efflam. Et en face de l’ile-grande, Morgane veille dans l’île d’Aval sur le roi et ses chevaliers. Ils sont endormis jusqu’au jour ou ils se réveilleront pour rendre aux Celtes leur liberté.&lt;br /&gt;
Gwenelg avait écouté sans une parole. Tous les endroits cités étaient des lieux voisins dont il avait déjà entendu parler. Il se demandait pourquoi son oncle avait attendu le soir de son départ de Sieck pour lui relater cette histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils atteignirent Brest le surlendemain. Pol voulait tout d’abord aller au château, afin de remettre au Comte Morvan la missive de Monseigneur Derrien. Ils arrivèrent au pied de la formidable citadelle, gardant à la fois la voie océanique et l’entrée de la Penfeld. Ils passèrent sous la tour Azénor et se présentèrent à l’entrée. Par malheur, le comte était absent, mais Pol pu remettre le pli à un autre moine qu’il connaissait et qui se chargerait de transmettre la lettre à Morvan.&lt;br /&gt;
Cela fait, ils descendirent au port qui se situait directement en contre-bas du château. De larges pontons en chêne, solidement fichés dans le fond de la Penfeld permettaient d’accoster à une myriade de d’embarcations. Le spectacle était hallucinant, et Gwenelg devait faire attention où il mettait les pieds. &lt;br /&gt;
Les pontons étaient parcourus par une foule bigarrée, des sabots claquaient lourdement sur le bois rouge, des marins passaient, cirage, chausses, capotes sur le bras droit, panier ou sac à pain à la main gauche. Des charrettes à bras ou tirées par des bœufs, chargées de choux ou de bois venaient chercher leur embarquement. Des tonneaux de bois cerclés de fer débordaient de poulies, crochets et cordages en chanvre. Des femmes sur la berge faisaient chauffer dans de grands chaudrons des écorces de chêne et de châtaignier. Les hommes venaient ensuite s’y servir et  étalaient la mixture à l’aide de grands balais sur les voiles déroulées  afin de les tanner. Sur l’eau, une forêt de mâts appartenant à autant de navires. Certaines vergues portaient leurs voiles pour les faire sécher. &lt;br /&gt;
Tassés sur eux-mêmes, des miséreux, des éclopés, des invalides tendaient le bras, demandant l’aumône.&lt;br /&gt;
Marchant à travers ce capharnaüm, Pol paraissait toujours serein, pas plus attentif que s’il s’était trouvé dans la bibliothèque de son monastère, évitant les obstacles sans les regarder, sachant parfaitement où il se dirigeait. Il n’en allait pas de même pour Gwenelg, qui avait manqué de tomber à l’eau au moins trois fois. Il se faisait piétiner les pieds sans arrêt, ce qui laissait les Brestois dans un abîme d’indifférence.&lt;br /&gt;
-	Par les bourses de St Pierre !&lt;br /&gt;
Le juron était sortit tout seul quand un charpentier l’avait heurté avec une planche. Pol se figea, se retourna lentement vers son neveu, interloqué. Gwenelg se demandait ce qui allait lui tomber dessus.&lt;br /&gt;
-	Eh ! Monseigneur, tu es déjà là ?&lt;br /&gt;
Pol se tourna à nouveau. Un individu avançait vers eux en souriant. L’homme était plutôt petit, roux et barbu, vêtu d’un surcot d’un bleu très vif. Avec cette débauche de couleurs, il n’y avait aucun risque que ses compagnons puissent le perdre. A sa vue, Pol retrouva le sourire.&lt;br /&gt;
-	Jacob Van Arteveld ! Pol ouvrit ses bras pour donner l’accolade à l’homme qui arrivait. Quand ils se séparèrent, le moine fit les présentations.&lt;br /&gt;
-	Jacob, je te présente Gwenelg, c’est pour lui que nous faisons ce voyage. Gwenelg, voici Jacob. Il vient de Flandres, et c’est le meilleur marin que je connaisse. On l’appelle aussi la Chouette. &lt;br /&gt;
-	Pour quelle raison ? Interrogea Gwenelg qui préférait que son oncle oublie vite le juron blasphématoire.&lt;br /&gt;
-	Tu le sauras demain, répondit Jacob avec un accent que le garçon n’avait jamais entendu.&lt;br /&gt;
-	Ainsi nous partons demain ? S’inquiéta Pol.&lt;br /&gt;
-	En milieu de journée. C’est à ce moment que la marée nous sera le plus favorable. Veux-tu montrer le bateau à ton neveu ?&lt;br /&gt;
Le neveu ne demandait que cela, ce qui parut enchanter le Flamand.&lt;br /&gt;
Le navire tirait mollement sur ses aussières. Gwenelg, fils et petit-fils de marin, n’en avait jamais vu de semblable. &lt;br /&gt;
La coque, longue d’environ 40 pieds, avait une forme très évasée et plate. La proue arrondie, plus haute que les plats-bords était surmontée d’un bout-dehors d’au moins 6 pieds. A environ 15 pieds de la poupe, sur chacun des cotés extérieurs du bateau était fixée une longue pièce de bois elliptique plongeant dans l’eau et servant à stabiliser le navire. Un large aviron solidement fixé par une corde de chanvre à l’arrière du bateau permettait de le manœuvrer. La voile carrée était fixée à une livarde sur sa partie supérieure, ce qui donnait la possibilité de la monter jusqu’au deux tiers du mat, et sur sa partie inférieure à une bôme qu’un cordage et un système de poulies permettaient de border ou au contraire de choquer. Deux autres hommes s’affairaient afin de charger des sacs d’orge à l’intérieur.&lt;br /&gt;
-	Ce sont mes frères Jan et Maarten qui travaillent avec moi.&lt;br /&gt;
-	Tiens, Jacob, le prix de notre traversée. &lt;br /&gt;
Pol tendait l’aumônière de l’évêque.&lt;br /&gt;
-	Merci Pol, mais tu le sais, tu pouvais attendre d’être arrivé.&lt;br /&gt;
-	Je le sais, mon ami, mais je me sentirais ainsi plus léger.&lt;br /&gt;
Le Flamand prit la bourse. &lt;br /&gt;
Puis on se sépara, prenant rendez-vous pour le lendemain avant le midi. Gwenelg et son oncle avaient prévu de coucher au couvent de Brest. Ils firent demi-tour.&lt;br /&gt;
Une question brûlait les lèvres de Gwenelg.&lt;br /&gt;
-	Comment se fait-il mon oncle que vous ayez payé d’avance ?&lt;br /&gt;
-	Par prudence, Gwenelg.&lt;br /&gt;
-	Je ne comprends pas.&lt;br /&gt;
-	De deux choses l’une. Ou bien Jacob est un honnête homme, et le payer maintenant ou à l’arrivée n’a que peu d’importance, ou bien c’est un brigand, et sitôt en mer, il nous dépouille et nous jette par-dessus bord. Dans ce cas, ayant déjà l’argent, il va partir sans demander son reste, mais au moins nous resterons vivants. D’autre part, c’est son souci désormais de protéger le trésor.&lt;br /&gt;
-	Mais n'est-ce pas un de vos amis ?&lt;br /&gt;
-	Les hommes peuvent changer. Jacob est un excellent ami. Mais je suis toujours vigilant.&lt;br /&gt;
Gwenelg reconnu que c’était là faire preuve de bon sens, particulièrement en ce moment ou ils traversaient une ruelle étroite,  sombre et hantées par des ombres angoissantes dont on devinait les regards acérés fixés sur les deux passants. Même les mendiants n’osaient y pénétrer. Pour se donner du courage, le garçon poursuivit.&lt;br /&gt;
-	Comment se fait-il que Jacob vous attendait ?&lt;br /&gt;
-	Jacob m’a déjà permis d’effectuer plusieurs voyages, notamment en Ecosse. Je savais qu’il faisait escale à Brest. L'autre jour, lorsque nous étions chez l'évêque Derrien, j’ai très discrètement demandé à un autre moine qui venait ici de lui remettre un pli lui proposant de m’attendre pour un nouveau périple.&lt;br /&gt;
-	Ainsi vous saviez déjà tout se qui allait se passer !&lt;br /&gt;
-	Disons que j’en avais une vague idée.&lt;br /&gt;
Gwenelg en resta sans voix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme prévu, ils quittèrent Brest le lendemain en milieu de journée. &lt;br /&gt;
La mer descendait. La rade fut rapidement traversée. Puis ce fut le goulet, étroit passage entre deux hautes falaises escarpées compris entre la pointe du Portzic et celle du Diable. &lt;br /&gt;
Alors que la mer étalait, ils s’engouffrèrent dans le chenal du Four. &lt;br /&gt;
Pol regardait son neveu. Dans sa tunique en lin rouge,  ses longs cheveux geai flottant dans le vent et son regard gris sombre regardant au-delà de l’horizon, Gwenelg faisait plus jeune qu’à l’accoutumé. Si le moine n’avait aucune inquiétude quant-à la transformation physique de son neveu, qu’en serait t-il de l’homme. Et puis il y avait le signe. Mais est ce qu’il ne faisait pas là encore fausse route ? Pourtant, une petite voix lui certifiait qu’il s’agissait bien du nouveau Mesaer. En tout cas, il devait agir comme si c’était là la vérité. Il était également vrai que toutes les qualités de son neveu devaient être polies, affûtées, homogénéisées, afin qu’il puisse accomplir ce que Pol espérait. &lt;br /&gt;
La nuit tombée, le bateau arriva au niveau de l’île de la Vierge, et Jacob modifia le cap, dirigeant la proue plein Nord. Gwenelg découvrit enfin pourquoi le Flamand était surnommé « La Chouette ».  Il pouvait rien qu’en se repérant aux étoiles diriger le navire sans faillir, rendant inutile le jour et les amers à terre.&lt;br /&gt;
Le fils de Malo quittait sa Bretagne natale, endormis sous une montagne de fourrures, dans le fond d’un navire flamand.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La suite dans le livre .......... </content> </entry>  <entry> <author> <name>iksert</name> <uri>http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Gwenelg - L'extrait du dimanche matin</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/archive/2007/03/18/gwenelg-l-extrait-du-dimanche-matin2.html" />  <id>tag:gwenelg.blogs.letelegramme.com,2007-03-18:9511</id> <updated>2007-03-18T09:08:52+01:00</updated> <published>2007-03-18T09:08:52+01:00</published>   <category term="Littérature" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Roman" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aventures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Héros" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lecture plaisir" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="moyen âge" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Bretagne Celtique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Highlands d'Ecosse" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Comme chaque dimanche matin, un petit extrait pour commnecer tranquillement...</summary> <content type="html" xml:base="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/"> Comme chaque dimanche matin, un petit extrait pour commnecer tranquillement la journée.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, Gwenelg quitte la Bretagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, il reste pas mal de travail avant la sortie du tome 2, Durandal. J'y reviendrai. Néanmoins, je ferai paraitre ici les premières pages dimanche prochain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;A la nuit tombante, ils décidèrent de passer  la nuit au pied d’un immense dolmen dont le sommet avait été retaillé en Croix. Sur le pourtour de la pierre, on avait sculpté et peint les instruments de la Passion, christianisant ainsi ce symbole des rites païens.  &lt;br /&gt;
Ils s’installèrent autour d’un feu crépitant qui réchauffait leur corps,  rendait la forêt moins sinistre, et maintiendrait les loups à distance si nécessaire.&lt;br /&gt;
Pol, qui ressentait le trouble de son neveu, voulu détourner son attention.&lt;br /&gt;
-	Dis-moi, t’ais-je déjà parlé de mon bon ami Geoffroy de Monmouth ? interrogea t-il. &lt;br /&gt;
-	Non mon oncle.&lt;br /&gt;
-	Il est l’évêque de Saint-Asaph, une petite ville en Galles du Nord. Il a rédigé un ouvrage qui s’appelle Prophetiae Merlini. Veux-tu que je t’en parle ?&lt;br /&gt;
-	Pourquoi pas ? Répondit le jeune Breton, peu convaincu.&lt;br /&gt;
Pol  lui parla alors de l'histoire d’Arthur et de ses chevaliers, d’Excalibur son épée, des aventures de Lancelot, Galaad, Perceval, Morgane, Viviane, Merlin... &lt;br /&gt;
Parvenu à la fin du récit, il poursuivit.&lt;br /&gt;
-	Mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Si, comme tu le sais maintenant, les aventures d’Arthur se sont déroulées sur l’île de Bretagne, tous ces chevaliers sont venus ici en Armorique.&lt;br /&gt;
-	Comment cela ?&lt;br /&gt;
-	Par exemple, en contrebas du bourg de la Forest-Landerneau se trouvent les ruines du château de Goy-La-Forêt, le plus ancien château est de Bretagne. Il était gardé par quarante géants. Après les avoir défait. Lancelot s’est installé dans la forteresse qui fut appelée Joyeuse Garde en raison des fêtes qu’il y donna. Même Arthur y séjourna. Ailleurs, à Kerduel près de Pleumeur -Bodou, s’élève une ancienne résidence du roi Arthur. Il s’y est retiré en compagnie de ses chevaliers de la Table Ronde après avoir vaincu les Saxons. Près de là, Arthur terrassa un Dragon sur la Lieue de Grève, avec l’aide de Saint Efflam. Et en face de l’ile-grande, Morgane veille dans l’île d’Aval sur le roi et ses chevaliers. Ils sont endormis jusqu’au jour ou ils se réveilleront pour rendre aux Celtes leur liberté.&lt;br /&gt;
Gwenelg avait écouté sans une parole. Tous les endroits cités étaient des lieux voisins dont il avait déjà entendu parler. Il se demandait pourquoi son oncle avait attendu le soir de son départ de Sieck pour lui relater cette histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils atteignirent Brest le surlendemain. Pol voulait tout d’abord aller au château, afin de remettre au Comte Morvan la missive de Monseigneur Derrien. Ils arrivèrent au pied de la formidable citadelle, gardant à la fois la voie océanique et l’entrée de la Penfeld. Ils passèrent sous la tour Azénor et se présentèrent à l’entrée. Par malheur, le comte était absent, mais Pol pu remettre le pli à un autre moine qu’il connaissait et qui se chargerait de transmettre la lettre à Morvan.&lt;br /&gt;
Cela fait, ils descendirent au port qui se situait directement en contre-bas du château. De larges pontons en chêne, solidement fichés dans le fond de la Penfeld permettaient d’accoster à une myriade de d’embarcations. Le spectacle était hallucinant, et Gwenelg devait faire attention où il mettait les pieds. &lt;br /&gt;
Les pontons étaient parcourus par une foule bigarrée, des sabots claquaient lourdement sur le bois rouge, des marins passaient, cirage, chausses, capotes sur le bras droit, panier ou sac à pain à la main gauche. Des charrettes à bras ou tirées par des bœufs, chargées de choux ou de bois venaient chercher leur embarquement. Des tonneaux de bois cerclés de fer débordaient de poulies, crochets et cordages en chanvre. Des femmes sur la berge faisaient chauffer dans de grands chaudrons des écorces de chêne et de châtaignier. Les hommes venaient ensuite s’y servir et  étalaient la mixture à l’aide de grands balais sur les voiles déroulées  afin de les tanner. Sur l’eau, une forêt de mâts appartenant à autant de navires. Certaines vergues portaient leurs voiles pour les faire sécher. &lt;br /&gt;
Tassés sur eux-mêmes, des miséreux, des éclopés, des invalides tendaient le bras, demandant l’aumône.&lt;br /&gt;
Marchant à travers ce capharnaüm, Pol paraissait toujours serein, pas plus attentif que s’il s’était trouvé dans la bibliothèque de son monastère, évitant les obstacles sans les regarder, sachant parfaitement où il se dirigeait. Il n’en allait pas de même pour Gwenelg, qui avait manqué de tomber à l’eau au moins trois fois. Il se faisait piétiner les pieds sans arrêt, ce qui laissait les Brestois dans un abîme d’indifférence.&lt;br /&gt;
-	Par les bourses de St Pierre !&lt;br /&gt;
Le juron était sortit tout seul quand un charpentier l’avait heurté avec une planche. Pol se figea, se retourna lentement vers son neveu, interloqué. Gwenelg se demandait ce qui allait lui tomber dessus.&lt;br /&gt;
-	Eh ! Monseigneur, tu es déjà là ?&lt;br /&gt;
Pol se tourna à nouveau. Un individu avançait vers eux en souriant. L’homme était plutôt petit, roux et barbu, vêtu d’un surcot d’un bleu très vif. Avec cette débauche de couleurs, il n’y avait aucun risque que ses compagnons puissent le perdre. A sa vue, Pol retrouva le sourire.&lt;br /&gt;
-	Jacob Van Arteveld ! Pol ouvrit ses bras pour donner l’accolade à l’homme qui arrivait. Quand ils se séparèrent, le moine fit les présentations.&lt;br /&gt;
-	Jacob, je te présente Gwenelg, c’est pour lui que nous faisons ce voyage. Gwenelg, voici Jacob. Il vient de Flandres, et c’est le meilleur marin que je connaisse. On l’appelle aussi la Chouette. &lt;br /&gt;
-	Pour quelle raison ? Interrogea Gwenelg qui préférait que son oncle oublie vite le juron blasphématoire.&lt;br /&gt;
-	Tu le sauras demain, répondit Jacob avec un accent que le garçon n’avait jamais entendu.&lt;br /&gt;
-	Ainsi nous partons demain ? S’inquiéta Pol.&lt;br /&gt;
-	En milieu de journée. C’est à ce moment que la marée nous sera le plus favorable. Veux-tu montrer le bateau à ton neveu ?&lt;br /&gt;
Le neveu ne demandait que cela, ce qui parut enchanter le Flamand.&lt;br /&gt;
Le navire tirait mollement sur ses aussières. Gwenelg, fils et petit-fils de marin, n’en avait jamais vu de semblable. &lt;br /&gt;
La coque, longue d’environ 40 pieds, avait une forme très évasée et plate. La proue arrondie, plus haute que les plats-bords était surmontée d’un bout-dehors d’au moins 6 pieds. A environ 15 pieds de la poupe, sur chacun des cotés extérieurs du bateau était fixée une longue pièce de bois elliptique plongeant dans l’eau et servant à stabiliser le navire. Un large aviron solidement fixé par une corde de chanvre à l’arrière du bateau permettait de le manœuvrer. La voile carrée était fixée à une livarde sur sa partie supérieure, ce qui donnait la possibilité de la monter jusqu’au deux tiers du mat, et sur sa partie inférieure à une bôme qu’un cordage et un système de poulies permettaient de border ou au contraire de choquer. Deux autres hommes s’affairaient afin de charger des sacs d’orge à l’intérieur.&lt;br /&gt;
-	Ce sont mes frères Jan et Maarten qui travaillent avec moi.&lt;br /&gt;
-	Tiens, Jacob, le prix de notre traversée. &lt;br /&gt;
Pol tendait l’aumônière de l’évêque.&lt;br /&gt;
-	Merci Pol, mais tu le sais, tu pouvais attendre d’être arrivé.&lt;br /&gt;
-	Je le sais, mon ami, mais je me sentirais ainsi plus léger.&lt;br /&gt;
Le Flamand prit la bourse. &lt;br /&gt;
Puis on se sépara, prenant rendez-vous pour le lendemain avant le midi. Gwenelg et son oncle avaient prévu de coucher au couvent de Brest. Ils firent demi-tour.&lt;br /&gt;
Une question brûlait les lèvres de Gwenelg.&lt;br /&gt;
-	Comment se fait-il mon oncle que vous ayez payé d’avance ?&lt;br /&gt;
-	Par prudence, Gwenelg.&lt;br /&gt;
-	Je ne comprends pas.&lt;br /&gt;
-	De deux choses l’une. Ou bien Jacob est un honnête homme, et le payer maintenant ou à l’arrivée n’a que peu d’importance, ou bien c’est un brigand, et sitôt en mer, il nous dépouille et nous jette par-dessus bord. Dans ce cas, ayant déjà l’argent, il va partir sans demander son reste, mais au moins nous resterons vivants. D’autre part, c’est son souci désormais de protéger le trésor.&lt;br /&gt;
-	Mais n'est-ce pas un de vos amis ?&lt;br /&gt;
-	Les hommes peuvent changer. Jacob est un excellent ami. Mais je suis toujours vigilant.&lt;br /&gt;
Gwenelg reconnu que c’était là faire preuve de bon sens, particulièrement en ce moment ou ils traversaient une ruelle étroite,  sombre et hantées par des ombres angoissantes dont on devinait les regards acérés fixés sur les deux passants. Même les mendiants n’osaient y pénétrer. Pour se donner du courage, le garçon poursuivit.&lt;br /&gt;
-	Comment se fait-il que Jacob vous attendait ?&lt;br /&gt;
-	Jacob m’a déjà permis d’effectuer plusieurs voyages, notamment en Ecosse. Je savais qu’il faisait escale à Brest. L'autre jour, lorsque nous étions chez l'évêque Derrien, j’ai très discrètement demandé à un autre moine qui venait ici de lui remettre un pli lui proposant de m’attendre pour un nouveau périple.&lt;br /&gt;
-	Ainsi vous saviez déjà tout se qui allait se passer !&lt;br /&gt;
-	Disons que j’en avais une vague idée.&lt;br /&gt;
Gwenelg en resta sans voix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme prévu, ils quittèrent Brest le lendemain en milieu de journée. &lt;br /&gt;
La mer descendait. La rade fut rapidement traversée. Puis ce fut le goulet, étroit passage entre deux hautes falaises escarpées compris entre la pointe du Portzic et celle du Diable. &lt;br /&gt;
Alors que la mer étalait, ils s’engouffrèrent dans le chenal du Four. &lt;br /&gt;
Pol regardait son neveu. Dans sa tunique en lin rouge,  ses longs cheveux geai flottant dans le vent et son regard gris sombre regardant au-delà de l’horizon, Gwenelg faisait plus jeune qu’à l’accoutumé. Si le moine n’avait aucune inquiétude quant-à la transformation physique de son neveu, qu’en serait t-il de l’homme. Et puis il y avait le signe. Mais est ce qu’il ne faisait pas là encore fausse route ? Pourtant, une petite voix lui certifiait qu’il s’agissait bien du nouveau Mesaer. En tout cas, il devait agir comme si c’était là la vérité. Il était également vrai que toutes les qualités de son neveu devaient être polies, affûtées, homogénéisées, afin qu’il puisse accomplir ce que Pol espérait. &lt;br /&gt;
La nuit tombée, le bateau arriva au niveau de l’île de la Vierge, et Jacob modifia le cap, dirigeant la proue plein Nord. Gwenelg découvrit enfin pourquoi le Flamand était surnommé « La Chouette ».  Il pouvait rien qu’en se repérant aux étoiles diriger le navire sans faillir, rendant inutile le jour et les amers à terre.&lt;br /&gt;
Le fils de Malo quittait sa Bretagne natale, endormis sous une montagne de fourrures, dans le fond d’un navire flamand.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La suite dans le livre .......... </content> </entry>  <entry> <author> <name>iksert</name> <uri>http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Gwenelg - L'extrait du dimanche matin</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/archive/2007/03/18/gwenelg-l-extrait-du-dimanche-matin.html" />  <id>tag:gwenelg.blogs.letelegramme.com,2007-03-18:9509</id> <updated>2007-03-18T09:08:00+01:00</updated> <published>2007-03-18T09:08:00+01:00</published>   <category term="Littérature" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Roman" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aventures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Héros" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lecture plaisir" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="moyen âge" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Bretagne Celtique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Highlands d'Ecosse" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Comme chaque dimanche matin, un petit extrait pour commnecer tranquillement...</summary> <content type="html" xml:base="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/"> Comme chaque dimanche matin, un petit extrait pour commnecer tranquillement la journée.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, Gwenelg quitte la Bretagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, il reste pas mal de travail avant la sortie du tome 2, Durandal. J'y reviendrai. Néanmoins, je ferai paraitre ici les premières pages dimanche prochain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;A la nuit tombante, ils décidèrent de passer  la nuit au pied d’un immense dolmen dont le sommet avait été retaillé en Croix. Sur le pourtour de la pierre, on avait sculpté et peint les instruments de la Passion, christianisant ainsi ce symbole des rites païens.  &lt;br /&gt;
Ils s’installèrent autour d’un feu crépitant qui réchauffait leur corps,  rendait la forêt moins sinistre, et maintiendrait les loups à distance si nécessaire.&lt;br /&gt;
Pol, qui ressentait le trouble de son neveu, voulu détourner son attention.&lt;br /&gt;
-	Dis-moi, t’ais-je déjà parlé de mon bon ami Geoffroy de Monmouth ? interrogea t-il. &lt;br /&gt;
-	Non mon oncle.&lt;br /&gt;
-	Il est l’évêque de Saint-Asaph, une petite ville en Galles du Nord. Il a rédigé un ouvrage qui s’appelle Prophetiae Merlini. Veux-tu que je t’en parle ?&lt;br /&gt;
-	Pourquoi pas ? Répondit le jeune Breton, peu convaincu.&lt;br /&gt;
Pol  lui parla alors de l'histoire d’Arthur et de ses chevaliers, d’Excalibur son épée, des aventures de Lancelot, Galaad, Perceval, Morgane, Viviane, Merlin... &lt;br /&gt;
Parvenu à la fin du récit, il poursuivit.&lt;br /&gt;
-	Mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Si, comme tu le sais maintenant, les aventures d’Arthur se sont déroulées sur l’île de Bretagne, tous ces chevaliers sont venus ici en Armorique.&lt;br /&gt;
-	Comment cela ?&lt;br /&gt;
-	Par exemple, en contrebas du bourg de la Forest-Landerneau se trouvent les ruines du château de Goy-La-Forêt, le plus ancien château est de Bretagne. Il était gardé par quarante géants. Après les avoir défait. Lancelot s’est installé dans la forteresse qui fut appelée Joyeuse Garde en raison des fêtes qu’il y donna. Même Arthur y séjourna. Ailleurs, à Kerduel près de Pleumeur -Bodou, s’élève une ancienne résidence du roi Arthur. Il s’y est retiré en compagnie de ses chevaliers de la Table Ronde après avoir vaincu les Saxons. Près de là, Arthur terrassa un Dragon sur la Lieue de Grève, avec l’aide de Saint Efflam. Et en face de l’ile-grande, Morgane veille dans l’île d’Aval sur le roi et ses chevaliers. Ils sont endormis jusqu’au jour ou ils se réveilleront pour rendre aux Celtes leur liberté.&lt;br /&gt;
Gwenelg avait écouté sans une parole. Tous les endroits cités étaient des lieux voisins dont il avait déjà entendu parler. Il se demandait pourquoi son oncle avait attendu le soir de son départ de Sieck pour lui relater cette histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils atteignirent Brest le surlendemain. Pol voulait tout d’abord aller au château, afin de remettre au Comte Morvan la missive de Monseigneur Derrien. Ils arrivèrent au pied de la formidable citadelle, gardant à la fois la voie océanique et l’entrée de la Penfeld. Ils passèrent sous la tour Azénor et se présentèrent à l’entrée. Par malheur, le comte était absent, mais Pol pu remettre le pli à un autre moine qu’il connaissait et qui se chargerait de transmettre la lettre à Morvan.&lt;br /&gt;
Cela fait, ils descendirent au port qui se situait directement en contre-bas du château. De larges pontons en chêne, solidement fichés dans le fond de la Penfeld permettaient d’accoster à une myriade de d’embarcations. Le spectacle était hallucinant, et Gwenelg devait faire attention où il mettait les pieds. &lt;br /&gt;
Les pontons étaient parcourus par une foule bigarrée, des sabots claquaient lourdement sur le bois rouge, des marins passaient, cirage, chausses, capotes sur le bras droit, panier ou sac à pain à la main gauche. Des charrettes à bras ou tirées par des bœufs, chargées de choux ou de bois venaient chercher leur embarquement. Des tonneaux de bois cerclés de fer débordaient de poulies, crochets et cordages en chanvre. Des femmes sur la berge faisaient chauffer dans de grands chaudrons des écorces de chêne et de châtaignier. Les hommes venaient ensuite s’y servir et  étalaient la mixture à l’aide de grands balais sur les voiles déroulées  afin de les tanner. Sur l’eau, une forêt de mâts appartenant à autant de navires. Certaines vergues portaient leurs voiles pour les faire sécher. &lt;br /&gt;
Tassés sur eux-mêmes, des miséreux, des éclopés, des invalides tendaient le bras, demandant l’aumône.&lt;br /&gt;
Marchant à travers ce capharnaüm, Pol paraissait toujours serein, pas plus attentif que s’il s’était trouvé dans la bibliothèque de son monastère, évitant les obstacles sans les regarder, sachant parfaitement où il se dirigeait. Il n’en allait pas de même pour Gwenelg, qui avait manqué de tomber à l’eau au moins trois fois. Il se faisait piétiner les pieds sans arrêt, ce qui laissait les Brestois dans un abîme d’indifférence.&lt;br /&gt;
-	Par les bourses de St Pierre !&lt;br /&gt;
Le juron était sortit tout seul quand un charpentier l’avait heurté avec une planche. Pol se figea, se retourna lentement vers son neveu, interloqué. Gwenelg se demandait ce qui allait lui tomber dessus.&lt;br /&gt;
-	Eh ! Monseigneur, tu es déjà là ?&lt;br /&gt;
Pol se tourna à nouveau. Un individu avançait vers eux en souriant. L’homme était plutôt petit, roux et barbu, vêtu d’un surcot d’un bleu très vif. Avec cette débauche de couleurs, il n’y avait aucun risque que ses compagnons puissent le perdre. A sa vue, Pol retrouva le sourire.&lt;br /&gt;
-	Jacob Van Arteveld ! Pol ouvrit ses bras pour donner l’accolade à l’homme qui arrivait. Quand ils se séparèrent, le moine fit les présentations.&lt;br /&gt;
-	Jacob, je te présente Gwenelg, c’est pour lui que nous faisons ce voyage. Gwenelg, voici Jacob. Il vient de Flandres, et c’est le meilleur marin que je connaisse. On l’appelle aussi la Chouette. &lt;br /&gt;
-	Pour quelle raison ? Interrogea Gwenelg qui préférait que son oncle oublie vite le juron blasphématoire.&lt;br /&gt;
-	Tu le sauras demain, répondit Jacob avec un accent que le garçon n’avait jamais entendu.&lt;br /&gt;
-	Ainsi nous partons demain ? S’inquiéta Pol.&lt;br /&gt;
-	En milieu de journée. C’est à ce moment que la marée nous sera le plus favorable. Veux-tu montrer le bateau à ton neveu ?&lt;br /&gt;
Le neveu ne demandait que cela, ce qui parut enchanter le Flamand.&lt;br /&gt;
Le navire tirait mollement sur ses aussières. Gwenelg, fils et petit-fils de marin, n’en avait jamais vu de semblable. &lt;br /&gt;
La coque, longue d’environ 40 pieds, avait une forme très évasée et plate. La proue arrondie, plus haute que les plats-bords était surmontée d’un bout-dehors d’au moins 6 pieds. A environ 15 pieds de la poupe, sur chacun des cotés extérieurs du bateau était fixée une longue pièce de bois elliptique plongeant dans l’eau et servant à stabiliser le navire. Un large aviron solidement fixé par une corde de chanvre à l’arrière du bateau permettait de le manœuvrer. La voile carrée était fixée à une livarde sur sa partie supérieure, ce qui donnait la possibilité de la monter jusqu’au deux tiers du mat, et sur sa partie inférieure à une bôme qu’un cordage et un système de poulies permettaient de border ou au contraire de choquer. Deux autres hommes s’affairaient afin de charger des sacs d’orge à l’intérieur.&lt;br /&gt;
-	Ce sont mes frères Jan et Maarten qui travaillent avec moi.&lt;br /&gt;
-	Tiens, Jacob, le prix de notre traversée. &lt;br /&gt;
Pol tendait l’aumônière de l’évêque.&lt;br /&gt;
-	Merci Pol, mais tu le sais, tu pouvais attendre d’être arrivé.&lt;br /&gt;
-	Je le sais, mon ami, mais je me sentirais ainsi plus léger.&lt;br /&gt;
Le Flamand prit la bourse. &lt;br /&gt;
Puis on se sépara, prenant rendez-vous pour le lendemain avant le midi. Gwenelg et son oncle avaient prévu de coucher au couvent de Brest. Ils firent demi-tour.&lt;br /&gt;
Une question brûlait les lèvres de Gwenelg.&lt;br /&gt;
-	Comment se fait-il mon oncle que vous ayez payé d’avance ?&lt;br /&gt;
-	Par prudence, Gwenelg.&lt;br /&gt;
-	Je ne comprends pas.&lt;br /&gt;
-	De deux choses l’une. Ou bien Jacob est un honnête homme, et le payer maintenant ou à l’arrivée n’a que peu d’importance, ou bien c’est un brigand, et sitôt en mer, il nous dépouille et nous jette par-dessus bord. Dans ce cas, ayant déjà l’argent, il va partir sans demander son reste, mais au moins nous resterons vivants. D’autre part, c’est son souci désormais de protéger le trésor.&lt;br /&gt;
-	Mais n'est-ce pas un de vos amis ?&lt;br /&gt;
-	Les hommes peuvent changer. Jacob est un excellent ami. Mais je suis toujours vigilant.&lt;br /&gt;
Gwenelg reconnu que c’était là faire preuve de bon sens, particulièrement en ce moment ou ils traversaient une ruelle étroite,  sombre et hantées par des ombres angoissantes dont on devinait les regards acérés fixés sur les deux passants. Même les mendiants n’osaient y pénétrer. Pour se donner du courage, le garçon poursuivit.&lt;br /&gt;
-	Comment se fait-il que Jacob vous attendait ?&lt;br /&gt;
-	Jacob m’a déjà permis d’effectuer plusieurs voyages, notamment en Ecosse. Je savais qu’il faisait escale à Brest. L'autre jour, lorsque nous étions chez l'évêque Derrien, j’ai très discrètement demandé à un autre moine qui venait ici de lui remettre un pli lui proposant de m’attendre pour un nouveau périple.&lt;br /&gt;
-	Ainsi vous saviez déjà tout se qui allait se passer !&lt;br /&gt;
-	Disons que j’en avais une vague idée.&lt;br /&gt;
Gwenelg en resta sans voix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme prévu, ils quittèrent Brest le lendemain en milieu de journée. &lt;br /&gt;
La mer descendait. La rade fut rapidement traversée. Puis ce fut le goulet, étroit passage entre deux hautes falaises escarpées compris entre la pointe du Portzic et celle du Diable. &lt;br /&gt;
Alors que la mer étalait, ils s’engouffrèrent dans le chenal du Four. &lt;br /&gt;
Pol regardait son neveu. Dans sa tunique en lin rouge,  ses longs cheveux geai flottant dans le vent et son regard gris sombre regardant au-delà de l’horizon, Gwenelg faisait plus jeune qu’à l’accoutumé. Si le moine n’avait aucune inquiétude quant-à la transformation physique de son neveu, qu’en serait t-il de l’homme. Et puis il y avait le signe. Mais est ce qu’il ne faisait pas là encore fausse route ? Pourtant, une petite voix lui certifiait qu’il s’agissait bien du nouveau Mesaer. En tout cas, il devait agir comme si c’était là la vérité. Il était également vrai que toutes les qualités de son neveu devaient être polies, affûtées, homogénéisées, afin qu’il puisse accomplir ce que Pol espérait. &lt;br /&gt;
La nuit tombée, le bateau arriva au niveau de l’île de la Vierge, et Jacob modifia le cap, dirigeant la proue plein Nord. Gwenelg découvrit enfin pourquoi le Flamand était surnommé « La Chouette ».  Il pouvait rien qu’en se repérant aux étoiles diriger le navire sans faillir, rendant inutile le jour et les amers à terre.&lt;br /&gt;
Le fils de Malo quittait sa Bretagne natale, endormis sous une montagne de fourrures, dans le fond d’un navire flamand.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La suite dans le livre .......... </content> </entry>  <entry> <author> <name>iksert</name> <uri>http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Gwenelg - L'extrait du dimanche matin</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/archive/2007/03/11/gwenelg-l-extrait-du-dimanche-matin.html" />  <id>tag:gwenelg.blogs.letelegramme.com,2007-03-11:9284</id> <updated>2007-03-11T09:23:05+01:00</updated> <published>2007-03-11T09:23:05+01:00</published>   <category term="L'extrait du dimanche matin" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Roman" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aventures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Héros" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lecture plaisir" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="moyen âge" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Bretagne Celtique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Highlands d'Ecosse" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Commes tous les dimanches matin, un petit extrait pour commencer tranquille...</summary> <content type="html" xml:base="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/"> Commes tous les dimanches matin, un petit extrait pour commencer tranquille la journée.&lt;br /&gt;
Je vais (malheureusement) délaisser un moment le blog. Une grosse activité par ailleurs va m'empêcher de le suivre régulièrement. J'y reviendrai néanmoins prochainement, en particulier à propos de Durandal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, Les MacDonald attaquent la forteresse des MacRae.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Compte tenu des libations nocturnes, Gwenelg s’attendait à trouver la forteresse vide. Mais c’était sous-estimer la robustesse des Highlanders, car à son lever le Breton pu vérifier que le château débordait d’activités &lt;br /&gt;
Il descendit directement à la salle du rez-de-chaussée où se trouvait  Ethan. Ils volèrent 3 galettes de froment qui restaient de la veille, et se précipitèrent sur les remparts pour déjeuner en paix. &lt;br /&gt;
Pour accéder au chemin de ronde, il fallait emprunter un tunnel étroit et totalement sombre. Au bout de la galerie un escalier permettait d’atteindre le sommet des remparts.&lt;br /&gt;
Les deux jeunes gens étaient là, accoudés au mur qui faisait face à l’autre rive du Loch Duich, mangeant lentement et en silence. &lt;br /&gt;
L’air avait changé. Bien sur, le ciel était encore bleu, mais sans intensité et la lumière rasante avait  transformé la mer en une étendue d’argent liquide. Au loin, des nuages bas approchaient sans hâte, et au pied du Sgurr Na Coinnich une fumée montait en s’inclinant. Une rafale automnale amena jusqu’eux une odeur de brume. La mer elle-même semblait s’en rendre compte, et les vagues accouraient en désordre au pied de la muraille en l’éclaboussant délicatement de leur écume. L’eau était plus sombre, et les méduses entre deux eaux devenaient fantomatiques. Derrière eux, sur la terrasse, Mac Crimmon tirait des sonorités longues et mélancoliques de son instrument.&lt;br /&gt;
Un roulement grandissant venu du fond du Loch leurs fit tourner la tête vers la gauche. Heureusement Ethan n’avait pas encore pu bâtir le logis dont il rêvait, et ils pouvaient de leur emplacement visualiser les deux rives de l’aber. &lt;br /&gt;
Ils n’en crurent d’abord pas leurs yeux. Des cavaliers lancés au grand galop fonçaient sur eux. Ils profitaient de la marée basse, permettant ainsi à leurs montures d’utiliser un espace plus large. Ils fondaient sur Eilean Donnan à 10 de front. Ils étaient réellement effrayants à voir. Têtes nues, le visage peint en rouge ou bleu, torses nus, un plaid sombre volant au vent, ils caracolaient en poussant des cris abominables tels des démons vomis par l’enfer. Ils portaient au bout de leurs bras des armes diverses : haches, épées courtes, lances et piques. Gwenelg couru le long du chemin de ronde pour voir le village. &lt;br /&gt;
Les habitants venaient de comprendre ce qui se passait. Ils étaient d’abord sortis de leurs maisons, s’arrêtant sur le pas de la porte, à la fois hésitants, incrédules, refusant l’évidence, presque immobiles. Et puis soudainement, tout explosa. Les femmes crièrent, tournèrent sur elle-mêmes à la recherche de leurs enfants, et se précipitèrent sur eux pour les prendre à bras le corps. Elles se mirent alors à courir vers le château, les hommes à l’arrière  regardant à la fois la distance qui leur restait à parcourir et la horde qui fondait sur eux. Les habitants d’Eilean s’étaient regroupés sur les murs, regardant  tétanisés le drame qui se déroulait à leurs pieds. Ruaraidh MacLeod réagit le premier.&lt;br /&gt;
-	Tenir bon ! Suivez-moi !&lt;br /&gt;
Ses hommes, électrisés, réagirent sur le coup. Le laird ne demeura pas en reste.&lt;br /&gt;
-	Aux armes !&lt;br /&gt;
D’un coup le château fut parcouru par des hommes à la recherche de leurs équipements, courant dans toutes les directions. MacLeod et les siens étaient déjà devant le château, se précipitant vers le pont. MacRae faisaient se ranger sur la muraille les hommes qui avaient trouvé les arcs. &lt;br /&gt;
Sur la berge, les premiers villageois étaient déjà à mi-chemin entre les huttes et la forteresse. Mais les assaillants que l’on distinguait désormais parfaitement atteignaient les attardés. &lt;br /&gt;
-	Par le Sang du Christ, les Mac Donald, souffla Ethan près de Gwenelg.&lt;br /&gt;
Un cavalier hirsute arriva à la hauteur du dernier des fuyards et lui assena un coup avec une énorme massue. La tête du malheureux éclata dans un nuage de sang. Les autres arrivèrent et les chevaux masquèrent alors les fugitifs. On ne voyait plus que le mouvement du bras des barbares, les armes maculées de sang et les corps qui s’effondraient entre les pattes des montures. Les attaquants durent freiner à l’entrée du pont. Ils étaient contraints de ralentir en raison de l’étroitesse du passage. Cela accorda un délai aux habitants du village et de nombreuses vies furent ainsi sauvées. Les premiers à pénétrer dans l’enceinte furent les adolescents qui avaient tiré le meilleur parti de leur vigueur. Puis les femmes les plus jeunes, tirant des enfants.&lt;br /&gt;
Ruaraidh MacLeod, qui avait d’abord couru, avançait maintenant en marchant, une longue épée à la garde effilée à la main droite. Il se trouvait au milieu de la première arche, ses hommes collés à lui. &lt;br /&gt;
Devant eux, la débandade atteignait son paroxysme. Les cavaliers s’étaient engagés sur le pont, et ce qui était un handicap était devenu un avantage. Les gens couraient, mais ne pouvaient plus s’écarter de la trajectoire des cavaliers et subissait l’attaque sans aucune échappatoire. L’assaillant de tête, une hache au poignet, faisait pleuvoir ses coups à droite et à gauche, comme s’il battait le blé avec un fléau. Chaque heurt arrachait une tête ou un bras, quand ce n’était pas le buste entier. Il avait des cheveux très longs qui lui faisaient une crinière. Son visage était mangé par une barbe noire. Il était très grand, carré d’épaule, et il ne portait que des braies en peau d’ours. Il se précipitait maintenant vers une femme forte qui serrait sur son sein un enfant nouveau-né.&lt;br /&gt;
La femme, gênée par son embonpoint, n’avançait qu’à courtes enjambées. &lt;br /&gt;
Sur le mur, les gens d’Eilean s’attendaient à la voir tomber elle et son bébé. D’ailleurs, l’agresseur levait sa hache, attendant d’être au plus près pour frapper.&lt;br /&gt;
-	Non ! &lt;br /&gt;
Gwenelg avait crié. Son cri avait été si fort et si puissant qu’il coupa un court instant le mouvement de l’attaquant. Mais celui-ci se reprit bien vite et réarma son coup.&lt;br /&gt;
Au moment où il allait abaisser son bras, une montagne s’éleva entre lui et la femme.&lt;br /&gt;
MacLeod fit tourner son épée. Elle siffla dans l’air et s’abattit sur l’encolure du cheval qui s’arrêta net, entraînant son cavalier dans sa chute. Celui-ci n’eut pas le temps de se relever. Sa tête à crinière volait dans l’air, échouant devant les sabots d’un second cheval. Surpris, l’animal se cabra, stoppant net son élan et celui de la troupe qui suivait.&lt;br /&gt;
Cependant, les assaillants reconnurent le chef du clan MacLeod, et cela décupla leur rage. Ils reprirent leur course, tandis que les hommes de Skye revenaient en courant vers la citadelle, sans avoir eu le temps de retirer la passerelle en bois. Ruaraidh et ses hommes allaient atteindre la porte quand les trois premiers assaillants se portèrent à leur niveau. Mais venu du haut des murailles, et parfaitement coordonnée par le Laird, une volée de flèche les cloua avant qu’ils ne frappent.&lt;br /&gt;
MacLeod en profita pour entrer et aider les hommes du château à fermer la porte.&lt;br /&gt;
Les Mac Donald, voyants que plus personne n’était à tuer revinrent vers le village. Gwenelg qui les suivait du regard les vit piller toutes les maisons. Il se figea quand d’une d’entre elle il vit un solide gaillard sortir tenant par le bras une fille qui au mieux avait 15 ans et qui s’était caché plutôt que de fuir. Il hélait ses complices, s’esclaffant d’un rire gras. Puis il jeta la fille à l’intérieur d’une hutte où il pénétra à son tour en enlevant le plaid qui l’habillait. D’autres le rejoignirent. On entendit un moment les cris de la fille, mais bien vite elle se tu. Près d’une heure plus tard, alors qu’une bonne douzaine d’homme s’était succédée dans la maison, le dernier sortit en traînant la fille par les cheveux jusqu’au milieu du pont. L’adolescente ne se débattait pas. Le soudard s’arrêta, et certain que tous le regardaient, il décapita d’un geste la jeune fille dont il venait d’abuser. &lt;br /&gt;
Sur la muraille, tous étaient pétrifiés, hypnotisés par l’horreur à laquelle il venait d’assister. &lt;br /&gt;
Ethan tourna la tête sur sa gauche. Trois regards fixaient le village. Celui de MacLeod, plein de rage et de fureur. Celui de son père, noir, froid et implacable. Mais le plus terrible était sans conteste le regard de loup de Gwenelg. C’était celui d’un prédateur, prêt à tuer. Glacial, impitoyable et insensible. Inhumain.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La suite dans le livre .... </content> </entry>  <entry> <author> <name>iksert</name> <uri>http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Historic Fantasy</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/archive/2007/03/08/historic-fantasy.html" />  <id>tag:gwenelg.blogs.letelegramme.com,2007-03-08:9008</id> <updated>2007-03-08T07:24:16+01:00</updated> <published>2007-03-08T07:24:16+01:00</published>   <category term="Littérature" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Roman" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aventures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Héros" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lecture plaisir" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="moyen âge" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Bretagne Celtique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Highlands d'Ecosse" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Dans la littérature et au cinéma, il y existe déjà plusieurs genres. 
Pour...</summary> <content type="html" xml:base="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/"> Dans la littérature et au cinéma, il y existe déjà plusieurs genres.&lt;br /&gt;
Pour n’en citer que quelques uns : le policier, la science fiction, le space opéra, l’héroic fantasy, le thriller, le techno thriller, l’aventure ….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il me semble que Gwenelg ne correspond à aucune de ces catégories.&lt;br /&gt;
Il en représente une à lui tout seul.&lt;br /&gt;
Elle peut être nommée &lt;strong&gt;Historic Fantasy&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
Elle est à mi chemin entre le roman historique et l’héroic fantasy&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ces 3 concepts, il existe beaucoup de similitudes : l’aventure, les péripéties, l’apprentissage,  la bravoure, l’amitié, l’amour, le respect, des guerres, des batailles …. De plus, les principaux personnages sont, au moins dans 2 des cas, purement imaginaires.&lt;br /&gt;
Les différences sont ailleurs&lt;br /&gt;
Le roman Historique met en perspective et romance des évènements &lt;em&gt;avérés&lt;/em&gt;. Le plus extraordinaire d’entre eux, « Les Rois Maudits », en est le parfait symbole.&lt;br /&gt;
Pour ce qui en  est de l’Héroic Fantasy, emblématiquement porté par l’exceptionnel JRR TOLKIEN, il faut avant tout inventer un monde, une terre. De manière indispensable, les premières pages s’ouvrent sur des cartes, fabuleuses et fictives. Ensuite, les héros peuvent vivre leurs aventures&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui concerne les aventures de Gwenelg la puissance des &lt;em&gt;véritables&lt;/em&gt; paysages Breton, Ecossais, Gallois ou Irlandais (Bref, Celtes), leur sauvagerie, leur dureté, l’énergie qu’il en émane, amène une vraie force au récit&lt;br /&gt;
Cela rend le récit plus percutant. &lt;br /&gt;
De plus, dans « &lt;strong&gt;l’ Historic Fantasy&lt;/strong&gt; »,  si tout est romancé, tout est possible.&lt;br /&gt;
Cela arrache le lecteur de son environnement et l’entraîne dans un monde totalement crédible. </content> </entry>  <entry> <author> <name>iksert</name> <uri>http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Etre un aventurier des temps modernes</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/archive/2007/03/07/etre-un-aventurier-des-temps-modernes.html" />  <id>tag:gwenelg.blogs.letelegramme.com,2007-03-07:8978</id> <updated>2007-03-07T06:53:23+01:00</updated> <published>2007-03-07T06:53:23+01:00</published>   <category term="Littérature" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Roman" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aventures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Héros" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lecture plaisir" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="moyen âge" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Bretagne Celtique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Highlands d'Ecosse" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Je me rappelle parfaitement d’avoir eu à disserter – J’étais en terminale,...</summary> <content type="html" xml:base="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/"> Je me rappelle parfaitement d’avoir eu à disserter – J’étais en terminale, il y a donc bien longtemps aujourd’hui – sur un sujet de philosophie étonnant : lecture, plaisir ou contrainte ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je repense encore parfois à cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour cause. Depuis que je me suis lancé dans l’aventure de Gwenelg, c’est bien avec la volonté de partager avec le plus grand nombre. D’où la naissance de la Communauté des Aventuriers du Tonnerre …..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais pour participer à cette entreprise, encore faut-il faire l’effort d’ouvrir le livre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A cet exercice, il faut admettre que les femmes sont généralement plus entreprenantes que leurs homologues masculins. Les lecteurs sont souvent …………. Des lectrices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, Gwenelg est réellement un livre tout public. J’ai parfois entendu que la couverture faisait bouquin pour ado. Ca a également été mon sentiment la première fois que je l’ai vu. Mais j’ai finalement dit OK car j’estimais que cela différenciait l’ouvrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous ceux qui ont fait l’effort d’ouvrir le livre sont unanimes : les 50 premières pages sont un peu ardues (désolé, mais elles me sont indispensables  pour les aventures présentes et à venir), ensuite : plaisir, plaisir, plaisir. Et aussi émotions et passions. Aventures et épopées. Héros et Héroïnes.&lt;br /&gt;
Les Bretons apprennent beaucoup sur leur propre histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, faire l’effort d’aller prendre le livre est une contrainte. Puis vient le plaisir. </content> </entry>  <entry> <author> <name>iksert</name> <uri>http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Les influences vers Gwenelg</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/archive/2007/03/06/les-influences-vers-gwenelg.html" />  <id>tag:gwenelg.blogs.letelegramme.com,2007-03-06:8955</id> <updated>2007-03-06T07:26:09+01:00</updated> <published>2007-03-06T07:26:09+01:00</published>   <category term="Littérature" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Roman" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aventures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Héros" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lecture plaisir" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="moyen âge" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Bretagne Celtique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Highlands d'Ecosse" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Elles sont multiples. Autant littéraires que cinématographique et …….....</summary> <content type="html" xml:base="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/"> Elles sont multiples. Autant littéraires que cinématographique et …….. musicales.&lt;br /&gt;
Par exemple, je trouve qu’une lecture doit être aussi fluide qu’une mélodie. Rythmée, balancée, limpide, mais également compacte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour en revenir à ce qui m’a marqué, la lecture du »seigneur des anneaux » a été un vrai choc. Une telle richesse de l’écriture, tant de soin du détail, de la description. Certains livres méprisent le récit  des images. C’est la littérature fast food.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/images/thumb_photo_tolkien.jpg&quot; alt=&quot;medium_photo_tolkien.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Au-delà de son aspect exceptionnel, remarquable, unique, je suis également impressionné par son auteur, J.R.R. Tolkien. Il avait 45 ans lorsque son premier roman, &lt;em&gt;Le Hobbit&lt;/em&gt;, a été publié et 57 ans lorsqu’il a terminé « &lt;em&gt;Le Seigneur des anneaux &lt;/em&gt;». Cet homme, professeur à l’université d’Oxford, était tout sauf quelqu’un d’irréfléchi.&lt;br /&gt;
C’était quelqu’un sérieux et posé.&lt;br /&gt;
Mais il ne se prenait pas au sérieux.&lt;br /&gt;
D’autres auteurs ont également un talent ensorceleur : Ludlum, Giono,  Cussler, Clavel, …. et bien sur Druon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cinéma également, puisque l’on dit que « Le retour du Tonnerre » se lit comme on regarde un film.&lt;br /&gt;
« Braveheart » et « Hihlander » bien entendu (le 1 uniquement, parce que les autres …) et  « Breaking the waves». &lt;img src=&quot;http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/images/thumb_Breaking.jpg&quot; alt=&quot;medium_Breaking.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt; ainsi que« La guerre des étoiles »,  « Le Seigneur des anneaux » (le film, cette fois), « La grande évasion », « Plein soleil » (Rien à voir avec le livre, mais j’aime) et beaucoup d'autres ......&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La musique. Alors là, il y en a beaucoup : &lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/images/thumb_Servat.jpg&quot; alt=&quot;medium_Servat.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Dan Ar Bras, Servat, Denez Prigent, les Tri Yann, Korto, Mozart, De palmas, Polnareff, Vivaldi, Pink Floyd, la BOF de 1492, ….. </content> </entry>  <entry> <author> <name>iksert</name> <uri>http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>L'ordre des Kurun</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/archive/2007/03/05/l-ordre-des-kurun.html" />  <id>tag:gwenelg.blogs.letelegramme.com,2007-03-05:8890</id> <updated>2007-03-05T06:57:45+01:00</updated> <published>2007-03-05T06:57:45+01:00</published>   <category term="Littérature" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Roman" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aventures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Héros" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lecture plaisir" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="moyen âge" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Bretagne Celtique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Highlands d'Ecosse" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>     
 
 
Gwenelg est-il un chevalier Kurun ? 
Cete question est en...</summary> <content type="html" xml:base="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/images/thumb_ESSAIC_1.2.JPG&quot; alt=&quot;medium_ESSAIC_1.2.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gwenelg est-il un chevalier Kurun ?&lt;br /&gt;
Cete question est en filigramme toute une partie du &quot;Retour du Tonnerre&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chevaliers Kurun (Tonnerre en Breton) étaient les protecteurs secrets et mystérieux de la Bretagne ducale. D’ailleurs, il convent d'écrire « le » chevalier, puisqu’il ne peut y avoir qu’un Kurun en même temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tome 1 de « Gwenelg » donne les premières pistes et explications. &lt;br /&gt;
« Durandal », le tome 2 (à paraître bientôt) apportera - Je le confirme -  de nouvelles précisions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une chose est certaine. A une époque ou les ordres successifs vont apparaître (Templiers, de Malte, de la jarretière, de la Toison d’Or,….), l’ordre des Kurun est différent. Il n’est pas de simple essence humaine. &lt;br /&gt;
Alors de quoi est-il issus? Ou de qui? Esus ? Peut-être ………&lt;br /&gt;
Et quelles sont les capacités différentes dont dispose le Kurun ?&lt;br /&gt;
Une seule certitude : dans toutes les confréries « traditionnelles », celui qui veut en faire partie postule ou est proposé. Il va de manière différente chez les Kurun. &lt;br /&gt;
On est élu.&lt;br /&gt;
Gwenelg l'est-il ?&lt;br /&gt;
Découvrez le ........... </content> </entry>  <entry> <author> <name>iksert</name> <uri>http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/about.html</uri> </author> <title>Gwenelg - L'extrait du dimanche matin</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/archive/2007/03/04/gwenelg-l-extrait-du-dimanche-matin.html" />  <id>tag:gwenelg.blogs.letelegramme.com,2007-03-04:8860</id> <updated>2007-03-04T09:20:55+01:00</updated> <published>2007-03-04T09:20:55+01:00</published>   <category term="L'extrait du dimanche matin" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Roman" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="aventures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Héros" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lecture plaisir" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="moyen âge" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Bretagne Celtique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Highlands d'Ecosse" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Comme tous les dimanches matins, un petit extrait du &quot;Retour du Tonnerre&quot;....</summary> <content type="html" xml:base="http://gwenelg.blogs.letelegramme.com/"> Comme tous les dimanches matins, un petit extrait du &quot;Retour du Tonnerre&quot;.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, Gwenelg s'apprête à quitter Skye pour retourner en Bretagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Il se précipita alors vers les escaliers qu’il franchît quatre à quatre. Debout sur le chemin de ronde, la jeune fille était accoudé sur le rebord du mur. Du regard, elle cherchait à atteindre l’horizon. Gwenelg vint près d’elle, restant lui aussi silencieux.&lt;br /&gt;
Le soleil était si puissant qu’il transformait  le loch en une mer d’argent. Autour, le vert des pâturages brillait d’un incroyable éclat. Le regard du breton s’arrêta sur les énormes blocs de rochers qui parsemaient les prés. Comment se pouvait-il que les monts environnants, faits d’un gneiss si dur que l’on y cassait la lame de son couteau, aient-ils pu se séparer d’une partie d’eux même pour ainsi échouer au bord du loch. Comme un hommage rendu aux MacLeod. Le jeune homme tentait d’imaginer les magistrales puissances divines qui avaient  contraint ces montagnes à se dresser, se tordre, et finalement se casser sous une torture trop insoutenable. Pour contenir en elle-même autant de puissance, d’énergie et de force, ce sol avait dû être une terre de feu et de fureur au temps des anciens dieux païens.&lt;br /&gt;
-	Te souviens-tu de notre première discussion, demanda soudainement la jeune fille d’un air léger.&lt;br /&gt;
Le Breton tourna la tête vers elle. Avec le léger hâle qui colorait sa peau, les yeux d’Aquitane étaient d’un bleu aussi sombre que l’océan à son endroit le plus profond. &lt;br /&gt;
-	Comme si c’était hier. J’ai quelque chose à te dire.&lt;br /&gt;
Gwenelg avait lâché sa phrase dans un souffle. Comme s’il avait peur de ne pas avoir le courage de parler. C’était ça. Il avait peur. Peur de ce qu’il allait s’entendre dire. Peur surtout de la réponse qu’il allait recevoir. Ses mains tremblaient légèrement, les mots ne lui venaient pas à la bouche, le débit de ses phrases était trop rapide. Bref, il ne contrôlait rien. Néanmoins, il savait qu’il ne pouvait plus reculer. &lt;br /&gt;
-	Nous nous connaissons depuis longtemps, et nous n’avons jamais parlé.&lt;br /&gt;
-	Pourtant, tu parles souvent, reprit la jeune fille. D’ailleurs, je trouve que c’est quelque chose que tu fais très bien. Tout à l’heure, devant mon père, tu étais un vrai chevalier. De la prestance, du verbe, oui décidément, je pense que c’est quelque chose que tu fais très bien.&lt;br /&gt;
-	Ce n’est pas ce que je veux dire, tenta de poursuivre le Breton qui avait de plus en plus de mal à respirer. Nous n’avons jamais réellement parlé de nous …&lt;br /&gt;
-	Je ne vois pas ce qu’il y aurait à dire, coupa la fille de Ruaraidh. Tu es arrivé on se demande encore d’où, mon père t’a adopté et tu repart on ne sais toujours pas où. Je ne pense pas qu’il y ait le moindre problème. Ce n’est pas la peine de faire des discours.&lt;br /&gt;
Ah, ce qu’elle pouvait l’énerver quand elle le regardait ainsi, avec dans les yeux l’air de lui dire  « mon pauvre garçon… ». &lt;br /&gt;
-	Je ne cherche pas à faire de discours, essaya de poursuivre le jeune homme encore plus mal à l’aise.&lt;br /&gt;
-	Eh bien alors pas de soucis. Et puis je ne veux pas te retarder. Tu as très certainement des choses à régler pour ton départ.&lt;br /&gt;
-	Aquitane, tu commences vraiment à m’agacer. Si tu continues ainsi, c’est ton cas que je vais régler. Et définitivement.&lt;br /&gt;
La colère était montée progressivement. Chaque réponse de la jeune fille en avait rajouté une strate, et la coupe était pleine. Maintenant, il ne se maîtrisait plus, et tant pis pour les conséquences. Il était trop tard. La voix  pleine de courroux, le Breton poursuivait.&lt;br /&gt;
-	Je suis venu te dire, à toi toute seule, les yeux dans les yeux, que je retourne en Bretagne. Mais je reviendrais. Mon cœur reste ici. Ce que je voudrai que tu comprennes, c’est que lorsque je reviendrai, ce sera d’abord pour toi. J’ai réalisé il y a quelque temps que je te connaissais depuis toujours, que notre Seigneur nous avait fait l’un pour l’autre. Tout simplement. Le miracle, c’est que nous ayons pu nous rencontrer. Maintenant, tu en fait ce que tu veux, mais hésite avant d’en rire. &lt;br /&gt;
La fin de la phrase avait été dite entre les dents, les lèvres serrées. Le jeune homme pivota sur lui-même, la colère toujours présente. Mais il avait dit ce qu’il avait sur le cœur, et une chape de plomb s’envola de sa poitrine.&lt;br /&gt;
-	Gwenelg …&lt;br /&gt;
La voix avait perdu toute ironie. Le Breton se retourna d’un bloc. Au même moment, la jeune fille fondait sur lui. Leurs bras s’enlacèrent. Leurs mains se caressèrent. Leurs lèvres se rejoignirent. La poitrine de la jeune fille se durcit sous la mince étoffe. Le jeune homme s’en rendit compte et n’y resta pas insensible. Il n’arrivait plus à contrôler ses mains qui n’évitaient aucune des parties du corps d’Aquitane. Celle-ci répondait à son étreinte et se collait encore davantage. Gwenelg ne se maîtrisait, et le plaid ne dissimulait plus son excitation. &lt;br /&gt;
-	Arrête ! Interrompit la fille de Ruaraidh.&lt;br /&gt;
Le mot avait été lâché doucement, mais il fit reprendre ses esprits au jeune homme. Ses mains s'immobilisèrent, mais ses bras ne lâchaient pas la jeune-fille qui se pelotonna contre la poitrine.&lt;br /&gt;
-	Nous devons attendre. Attendre ton retour, attendre que ce soit le moment, attendre l’accord de mon père. Mais au moins les choses sont claires, fît-elle dans un rire léger. Tu vois, ce n’était pas la peine de faire des discours !&lt;br /&gt;
Cette fille était exaspérante.&quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La suite dans le livre (voir &quot;Où trouver le livre&quot;)&lt;br /&gt;
Bon dimanche, et bonne lecture. </content> </entry>  </feed>