21.03.2007
Durandal
Dimanche, les premières feuilles de Durandal
20:54 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roman, aventures, Héros, lecture plaisir, moyen âge, Bretagne Celtique, Highlands d'Ecosse
18.03.2007
Gwenelg - L'extrait du dimanche matin
Comme chaque dimanche matin, un petit extrait pour commnecer tranquillement la journée.
Aujourd'hui, Gwenelg quitte la Bretagne.
Par ailleurs, il reste pas mal de travail avant la sortie du tome 2, Durandal. J'y reviendrai. Néanmoins, je ferai paraitre ici les premières pages dimanche prochain.
"A la nuit tombante, ils décidèrent de passer la nuit au pied d’un immense dolmen dont le sommet avait été retaillé en Croix. Sur le pourtour de la pierre, on avait sculpté et peint les instruments de la Passion, christianisant ainsi ce symbole des rites païens.
Ils s’installèrent autour d’un feu crépitant qui réchauffait leur corps, rendait la forêt moins sinistre, et maintiendrait les loups à distance si nécessaire.
Pol, qui ressentait le trouble de son neveu, voulu détourner son attention.
- Dis-moi, t’ais-je déjà parlé de mon bon ami Geoffroy de Monmouth ? interrogea t-il.
- Non mon oncle.
- Il est l’évêque de Saint-Asaph, une petite ville en Galles du Nord. Il a rédigé un ouvrage qui s’appelle Prophetiae Merlini. Veux-tu que je t’en parle ?
- Pourquoi pas ? Répondit le jeune Breton, peu convaincu.
Pol lui parla alors de l'histoire d’Arthur et de ses chevaliers, d’Excalibur son épée, des aventures de Lancelot, Galaad, Perceval, Morgane, Viviane, Merlin...
Parvenu à la fin du récit, il poursuivit.
- Mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Si, comme tu le sais maintenant, les aventures d’Arthur se sont déroulées sur l’île de Bretagne, tous ces chevaliers sont venus ici en Armorique.
- Comment cela ?
- Par exemple, en contrebas du bourg de la Forest-Landerneau se trouvent les ruines du château de Goy-La-Forêt, le plus ancien château est de Bretagne. Il était gardé par quarante géants. Après les avoir défait. Lancelot s’est installé dans la forteresse qui fut appelée Joyeuse Garde en raison des fêtes qu’il y donna. Même Arthur y séjourna. Ailleurs, à Kerduel près de Pleumeur -Bodou, s’élève une ancienne résidence du roi Arthur. Il s’y est retiré en compagnie de ses chevaliers de la Table Ronde après avoir vaincu les Saxons. Près de là, Arthur terrassa un Dragon sur la Lieue de Grève, avec l’aide de Saint Efflam. Et en face de l’ile-grande, Morgane veille dans l’île d’Aval sur le roi et ses chevaliers. Ils sont endormis jusqu’au jour ou ils se réveilleront pour rendre aux Celtes leur liberté.
Gwenelg avait écouté sans une parole. Tous les endroits cités étaient des lieux voisins dont il avait déjà entendu parler. Il se demandait pourquoi son oncle avait attendu le soir de son départ de Sieck pour lui relater cette histoire.
Ils atteignirent Brest le surlendemain. Pol voulait tout d’abord aller au château, afin de remettre au Comte Morvan la missive de Monseigneur Derrien. Ils arrivèrent au pied de la formidable citadelle, gardant à la fois la voie océanique et l’entrée de la Penfeld. Ils passèrent sous la tour Azénor et se présentèrent à l’entrée. Par malheur, le comte était absent, mais Pol pu remettre le pli à un autre moine qu’il connaissait et qui se chargerait de transmettre la lettre à Morvan.
Cela fait, ils descendirent au port qui se situait directement en contre-bas du château. De larges pontons en chêne, solidement fichés dans le fond de la Penfeld permettaient d’accoster à une myriade de d’embarcations. Le spectacle était hallucinant, et Gwenelg devait faire attention où il mettait les pieds.
Les pontons étaient parcourus par une foule bigarrée, des sabots claquaient lourdement sur le bois rouge, des marins passaient, cirage, chausses, capotes sur le bras droit, panier ou sac à pain à la main gauche. Des charrettes à bras ou tirées par des bœufs, chargées de choux ou de bois venaient chercher leur embarquement. Des tonneaux de bois cerclés de fer débordaient de poulies, crochets et cordages en chanvre. Des femmes sur la berge faisaient chauffer dans de grands chaudrons des écorces de chêne et de châtaignier. Les hommes venaient ensuite s’y servir et étalaient la mixture à l’aide de grands balais sur les voiles déroulées afin de les tanner. Sur l’eau, une forêt de mâts appartenant à autant de navires. Certaines vergues portaient leurs voiles pour les faire sécher.
Tassés sur eux-mêmes, des miséreux, des éclopés, des invalides tendaient le bras, demandant l’aumône.
Marchant à travers ce capharnaüm, Pol paraissait toujours serein, pas plus attentif que s’il s’était trouvé dans la bibliothèque de son monastère, évitant les obstacles sans les regarder, sachant parfaitement où il se dirigeait. Il n’en allait pas de même pour Gwenelg, qui avait manqué de tomber à l’eau au moins trois fois. Il se faisait piétiner les pieds sans arrêt, ce qui laissait les Brestois dans un abîme d’indifférence.
- Par les bourses de St Pierre !
Le juron était sortit tout seul quand un charpentier l’avait heurté avec une planche. Pol se figea, se retourna lentement vers son neveu, interloqué. Gwenelg se demandait ce qui allait lui tomber dessus.
- Eh ! Monseigneur, tu es déjà là ?
Pol se tourna à nouveau. Un individu avançait vers eux en souriant. L’homme était plutôt petit, roux et barbu, vêtu d’un surcot d’un bleu très vif. Avec cette débauche de couleurs, il n’y avait aucun risque que ses compagnons puissent le perdre. A sa vue, Pol retrouva le sourire.
- Jacob Van Arteveld ! Pol ouvrit ses bras pour donner l’accolade à l’homme qui arrivait. Quand ils se séparèrent, le moine fit les présentations.
- Jacob, je te présente Gwenelg, c’est pour lui que nous faisons ce voyage. Gwenelg, voici Jacob. Il vient de Flandres, et c’est le meilleur marin que je connaisse. On l’appelle aussi la Chouette.
- Pour quelle raison ? Interrogea Gwenelg qui préférait que son oncle oublie vite le juron blasphématoire.
- Tu le sauras demain, répondit Jacob avec un accent que le garçon n’avait jamais entendu.
- Ainsi nous partons demain ? S’inquiéta Pol.
- En milieu de journée. C’est à ce moment que la marée nous sera le plus favorable. Veux-tu montrer le bateau à ton neveu ?
Le neveu ne demandait que cela, ce qui parut enchanter le Flamand.
Le navire tirait mollement sur ses aussières. Gwenelg, fils et petit-fils de marin, n’en avait jamais vu de semblable.
La coque, longue d’environ 40 pieds, avait une forme très évasée et plate. La proue arrondie, plus haute que les plats-bords était surmontée d’un bout-dehors d’au moins 6 pieds. A environ 15 pieds de la poupe, sur chacun des cotés extérieurs du bateau était fixée une longue pièce de bois elliptique plongeant dans l’eau et servant à stabiliser le navire. Un large aviron solidement fixé par une corde de chanvre à l’arrière du bateau permettait de le manœuvrer. La voile carrée était fixée à une livarde sur sa partie supérieure, ce qui donnait la possibilité de la monter jusqu’au deux tiers du mat, et sur sa partie inférieure à une bôme qu’un cordage et un système de poulies permettaient de border ou au contraire de choquer. Deux autres hommes s’affairaient afin de charger des sacs d’orge à l’intérieur.
- Ce sont mes frères Jan et Maarten qui travaillent avec moi.
- Tiens, Jacob, le prix de notre traversée.
Pol tendait l’aumônière de l’évêque.
- Merci Pol, mais tu le sais, tu pouvais attendre d’être arrivé.
- Je le sais, mon ami, mais je me sentirais ainsi plus léger.
Le Flamand prit la bourse.
Puis on se sépara, prenant rendez-vous pour le lendemain avant le midi. Gwenelg et son oncle avaient prévu de coucher au couvent de Brest. Ils firent demi-tour.
Une question brûlait les lèvres de Gwenelg.
- Comment se fait-il mon oncle que vous ayez payé d’avance ?
- Par prudence, Gwenelg.
- Je ne comprends pas.
- De deux choses l’une. Ou bien Jacob est un honnête homme, et le payer maintenant ou à l’arrivée n’a que peu d’importance, ou bien c’est un brigand, et sitôt en mer, il nous dépouille et nous jette par-dessus bord. Dans ce cas, ayant déjà l’argent, il va partir sans demander son reste, mais au moins nous resterons vivants. D’autre part, c’est son souci désormais de protéger le trésor.
- Mais n'est-ce pas un de vos amis ?
- Les hommes peuvent changer. Jacob est un excellent ami. Mais je suis toujours vigilant.
Gwenelg reconnu que c’était là faire preuve de bon sens, particulièrement en ce moment ou ils traversaient une ruelle étroite, sombre et hantées par des ombres angoissantes dont on devinait les regards acérés fixés sur les deux passants. Même les mendiants n’osaient y pénétrer. Pour se donner du courage, le garçon poursuivit.
- Comment se fait-il que Jacob vous attendait ?
- Jacob m’a déjà permis d’effectuer plusieurs voyages, notamment en Ecosse. Je savais qu’il faisait escale à Brest. L'autre jour, lorsque nous étions chez l'évêque Derrien, j’ai très discrètement demandé à un autre moine qui venait ici de lui remettre un pli lui proposant de m’attendre pour un nouveau périple.
- Ainsi vous saviez déjà tout se qui allait se passer !
- Disons que j’en avais une vague idée.
Gwenelg en resta sans voix.
Comme prévu, ils quittèrent Brest le lendemain en milieu de journée.
La mer descendait. La rade fut rapidement traversée. Puis ce fut le goulet, étroit passage entre deux hautes falaises escarpées compris entre la pointe du Portzic et celle du Diable.
Alors que la mer étalait, ils s’engouffrèrent dans le chenal du Four.
Pol regardait son neveu. Dans sa tunique en lin rouge, ses longs cheveux geai flottant dans le vent et son regard gris sombre regardant au-delà de l’horizon, Gwenelg faisait plus jeune qu’à l’accoutumé. Si le moine n’avait aucune inquiétude quant-à la transformation physique de son neveu, qu’en serait t-il de l’homme. Et puis il y avait le signe. Mais est ce qu’il ne faisait pas là encore fausse route ? Pourtant, une petite voix lui certifiait qu’il s’agissait bien du nouveau Mesaer. En tout cas, il devait agir comme si c’était là la vérité. Il était également vrai que toutes les qualités de son neveu devaient être polies, affûtées, homogénéisées, afin qu’il puisse accomplir ce que Pol espérait.
La nuit tombée, le bateau arriva au niveau de l’île de la Vierge, et Jacob modifia le cap, dirigeant la proue plein Nord. Gwenelg découvrit enfin pourquoi le Flamand était surnommé « La Chouette ». Il pouvait rien qu’en se repérant aux étoiles diriger le navire sans faillir, rendant inutile le jour et les amers à terre.
Le fils de Malo quittait sa Bretagne natale, endormis sous une montagne de fourrures, dans le fond d’un navire flamand."
La suite dans le livre ..........
09:08 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roman, aventures, Héros, lecture plaisir, moyen âge, Bretagne Celtique, Highlands d'Ecosse
Gwenelg - L'extrait du dimanche matin
Comme chaque dimanche matin, un petit extrait pour commnecer tranquillement la journée.
Aujourd'hui, Gwenelg quitte la Bretagne.
Par ailleurs, il reste pas mal de travail avant la sortie du tome 2, Durandal. J'y reviendrai. Néanmoins, je ferai paraitre ici les premières pages dimanche prochain.
"A la nuit tombante, ils décidèrent de passer la nuit au pied d’un immense dolmen dont le sommet avait été retaillé en Croix. Sur le pourtour de la pierre, on avait sculpté et peint les instruments de la Passion, christianisant ainsi ce symbole des rites païens.
Ils s’installèrent autour d’un feu crépitant qui réchauffait leur corps, rendait la forêt moins sinistre, et maintiendrait les loups à distance si nécessaire.
Pol, qui ressentait le trouble de son neveu, voulu détourner son attention.
- Dis-moi, t’ais-je déjà parlé de mon bon ami Geoffroy de Monmouth ? interrogea t-il.
- Non mon oncle.
- Il est l’évêque de Saint-Asaph, une petite ville en Galles du Nord. Il a rédigé un ouvrage qui s’appelle Prophetiae Merlini. Veux-tu que je t’en parle ?
- Pourquoi pas ? Répondit le jeune Breton, peu convaincu.
Pol lui parla alors de l'histoire d’Arthur et de ses chevaliers, d’Excalibur son épée, des aventures de Lancelot, Galaad, Perceval, Morgane, Viviane, Merlin...
Parvenu à la fin du récit, il poursuivit.
- Mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Si, comme tu le sais maintenant, les aventures d’Arthur se sont déroulées sur l’île de Bretagne, tous ces chevaliers sont venus ici en Armorique.
- Comment cela ?
- Par exemple, en contrebas du bourg de la Forest-Landerneau se trouvent les ruines du château de Goy-La-Forêt, le plus ancien château est de Bretagne. Il était gardé par quarante géants. Après les avoir défait. Lancelot s’est installé dans la forteresse qui fut appelée Joyeuse Garde en raison des fêtes qu’il y donna. Même Arthur y séjourna. Ailleurs, à Kerduel près de Pleumeur -Bodou, s’élève une ancienne résidence du roi Arthur. Il s’y est retiré en compagnie de ses chevaliers de la Table Ronde après avoir vaincu les Saxons. Près de là, Arthur terrassa un Dragon sur la Lieue de Grève, avec l’aide de Saint Efflam. Et en face de l’ile-grande, Morgane veille dans l’île d’Aval sur le roi et ses chevaliers. Ils sont endormis jusqu’au jour ou ils se réveilleront pour rendre aux Celtes leur liberté.
Gwenelg avait écouté sans une parole. Tous les endroits cités étaient des lieux voisins dont il avait déjà entendu parler. Il se demandait pourquoi son oncle avait attendu le soir de son départ de Sieck pour lui relater cette histoire.
Ils atteignirent Brest le surlendemain. Pol voulait tout d’abord aller au château, afin de remettre au Comte Morvan la missive de Monseigneur Derrien. Ils arrivèrent au pied de la formidable citadelle, gardant à la fois la voie océanique et l’entrée de la Penfeld. Ils passèrent sous la tour Azénor et se présentèrent à l’entrée. Par malheur, le comte était absent, mais Pol pu remettre le pli à un autre moine qu’il connaissait et qui se chargerait de transmettre la lettre à Morvan.
Cela fait, ils descendirent au port qui se situait directement en contre-bas du château. De larges pontons en chêne, solidement fichés dans le fond de la Penfeld permettaient d’accoster à une myriade de d’embarcations. Le spectacle était hallucinant, et Gwenelg devait faire attention où il mettait les pieds.
Les pontons étaient parcourus par une foule bigarrée, des sabots claquaient lourdement sur le bois rouge, des marins passaient, cirage, chausses, capotes sur le bras droit, panier ou sac à pain à la main gauche. Des charrettes à bras ou tirées par des bœufs, chargées de choux ou de bois venaient chercher leur embarquement. Des tonneaux de bois cerclés de fer débordaient de poulies, crochets et cordages en chanvre. Des femmes sur la berge faisaient chauffer dans de grands chaudrons des écorces de chêne et de châtaignier. Les hommes venaient ensuite s’y servir et étalaient la mixture à l’aide de grands balais sur les voiles déroulées afin de les tanner. Sur l’eau, une forêt de mâts appartenant à autant de navires. Certaines vergues portaient leurs voiles pour les faire sécher.
Tassés sur eux-mêmes, des miséreux, des éclopés, des invalides tendaient le bras, demandant l’aumône.
Marchant à travers ce capharnaüm, Pol paraissait toujours serein, pas plus attentif que s’il s’était trouvé dans la bibliothèque de son monastère, évitant les obstacles sans les regarder, sachant parfaitement où il se dirigeait. Il n’en allait pas de même pour Gwenelg, qui avait manqué de tomber à l’eau au moins trois fois. Il se faisait piétiner les pieds sans arrêt, ce qui laissait les Brestois dans un abîme d’indifférence.
- Par les bourses de St Pierre !
Le juron était sortit tout seul quand un charpentier l’avait heurté avec une planche. Pol se figea, se retourna lentement vers son neveu, interloqué. Gwenelg se demandait ce qui allait lui tomber dessus.
- Eh ! Monseigneur, tu es déjà là ?
Pol se tourna à nouveau. Un individu avançait vers eux en souriant. L’homme était plutôt petit, roux et barbu, vêtu d’un surcot d’un bleu très vif. Avec cette débauche de couleurs, il n’y avait aucun risque que ses compagnons puissent le perdre. A sa vue, Pol retrouva le sourire.
- Jacob Van Arteveld ! Pol ouvrit ses bras pour donner l’accolade à l’homme qui arrivait. Quand ils se séparèrent, le moine fit les présentations.
- Jacob, je te présente Gwenelg, c’est pour lui que nous faisons ce voyage. Gwenelg, voici Jacob. Il vient de Flandres, et c’est le meilleur marin que je connaisse. On l’appelle aussi la Chouette.
- Pour quelle raison ? Interrogea Gwenelg qui préférait que son oncle oublie vite le juron blasphématoire.
- Tu le sauras demain, répondit Jacob avec un accent que le garçon n’avait jamais entendu.
- Ainsi nous partons demain ? S’inquiéta Pol.
- En milieu de journée. C’est à ce moment que la marée nous sera le plus favorable. Veux-tu montrer le bateau à ton neveu ?
Le neveu ne demandait que cela, ce qui parut enchanter le Flamand.
Le navire tirait mollement sur ses aussières. Gwenelg, fils et petit-fils de marin, n’en avait jamais vu de semblable.
La coque, longue d’environ 40 pieds, avait une forme très évasée et plate. La proue arrondie, plus haute que les plats-bords était surmontée d’un bout-dehors d’au moins 6 pieds. A environ 15 pieds de la poupe, sur chacun des cotés extérieurs du bateau était fixée une longue pièce de bois elliptique plongeant dans l’eau et servant à stabiliser le navire. Un large aviron solidement fixé par une corde de chanvre à l’arrière du bateau permettait de le manœuvrer. La voile carrée était fixée à une livarde sur sa partie supérieure, ce qui donnait la possibilité de la monter jusqu’au deux tiers du mat, et sur sa partie inférieure à une bôme qu’un cordage et un système de poulies permettaient de border ou au contraire de choquer. Deux autres hommes s’affairaient afin de charger des sacs d’orge à l’intérieur.
- Ce sont mes frères Jan et Maarten qui travaillent avec moi.
- Tiens, Jacob, le prix de notre traversée.
Pol tendait l’aumônière de l’évêque.
- Merci Pol, mais tu le sais, tu pouvais attendre d’être arrivé.
- Je le sais, mon ami, mais je me sentirais ainsi plus léger.
Le Flamand prit la bourse.
Puis on se sépara, prenant rendez-vous pour le lendemain avant le midi. Gwenelg et son oncle avaient prévu de coucher au couvent de Brest. Ils firent demi-tour.
Une question brûlait les lèvres de Gwenelg.
- Comment se fait-il mon oncle que vous ayez payé d’avance ?
- Par prudence, Gwenelg.
- Je ne comprends pas.
- De deux choses l’une. Ou bien Jacob est un honnête homme, et le payer maintenant ou à l’arrivée n’a que peu d’importance, ou bien c’est un brigand, et sitôt en mer, il nous dépouille et nous jette par-dessus bord. Dans ce cas, ayant déjà l’argent, il va partir sans demander son reste, mais au moins nous resterons vivants. D’autre part, c’est son souci désormais de protéger le trésor.
- Mais n'est-ce pas un de vos amis ?
- Les hommes peuvent changer. Jacob est un excellent ami. Mais je suis toujours vigilant.
Gwenelg reconnu que c’était là faire preuve de bon sens, particulièrement en ce moment ou ils traversaient une ruelle étroite, sombre et hantées par des ombres angoissantes dont on devinait les regards acérés fixés sur les deux passants. Même les mendiants n’osaient y pénétrer. Pour se donner du courage, le garçon poursuivit.
- Comment se fait-il que Jacob vous attendait ?
- Jacob m’a déjà permis d’effectuer plusieurs voyages, notamment en Ecosse. Je savais qu’il faisait escale à Brest. L'autre jour, lorsque nous étions chez l'évêque Derrien, j’ai très discrètement demandé à un autre moine qui venait ici de lui remettre un pli lui proposant de m’attendre pour un nouveau périple.
- Ainsi vous saviez déjà tout se qui allait se passer !
- Disons que j’en avais une vague idée.
Gwenelg en resta sans voix.
Comme prévu, ils quittèrent Brest le lendemain en milieu de journée.
La mer descendait. La rade fut rapidement traversée. Puis ce fut le goulet, étroit passage entre deux hautes falaises escarpées compris entre la pointe du Portzic et celle du Diable.
Alors que la mer étalait, ils s’engouffrèrent dans le chenal du Four.
Pol regardait son neveu. Dans sa tunique en lin rouge, ses longs cheveux geai flottant dans le vent et son regard gris sombre regardant au-delà de l’horizon, Gwenelg faisait plus jeune qu’à l’accoutumé. Si le moine n’avait aucune inquiétude quant-à la transformation physique de son neveu, qu’en serait t-il de l’homme. Et puis il y avait le signe. Mais est ce qu’il ne faisait pas là encore fausse route ? Pourtant, une petite voix lui certifiait qu’il s’agissait bien du nouveau Mesaer. En tout cas, il devait agir comme si c’était là la vérité. Il était également vrai que toutes les qualités de son neveu devaient être polies, affûtées, homogénéisées, afin qu’il puisse accomplir ce que Pol espérait.
La nuit tombée, le bateau arriva au niveau de l’île de la Vierge, et Jacob modifia le cap, dirigeant la proue plein Nord. Gwenelg découvrit enfin pourquoi le Flamand était surnommé « La Chouette ». Il pouvait rien qu’en se repérant aux étoiles diriger le navire sans faillir, rendant inutile le jour et les amers à terre.
Le fils de Malo quittait sa Bretagne natale, endormis sous une montagne de fourrures, dans le fond d’un navire flamand."
La suite dans le livre ..........
09:08 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roman, aventures, Héros, lecture plaisir, moyen âge, Bretagne Celtique, Highlands d'Ecosse
Gwenelg - L'extrait du dimanche matin
Comme chaque dimanche matin, un petit extrait pour commnecer tranquillement la journée.
Aujourd'hui, Gwenelg quitte la Bretagne.
Par ailleurs, il reste pas mal de travail avant la sortie du tome 2, Durandal. J'y reviendrai. Néanmoins, je ferai paraitre ici les premières pages dimanche prochain.
"A la nuit tombante, ils décidèrent de passer la nuit au pied d’un immense dolmen dont le sommet avait été retaillé en Croix. Sur le pourtour de la pierre, on avait sculpté et peint les instruments de la Passion, christianisant ainsi ce symbole des rites païens.
Ils s’installèrent autour d’un feu crépitant qui réchauffait leur corps, rendait la forêt moins sinistre, et maintiendrait les loups à distance si nécessaire.
Pol, qui ressentait le trouble de son neveu, voulu détourner son attention.
- Dis-moi, t’ais-je déjà parlé de mon bon ami Geoffroy de Monmouth ? interrogea t-il.
- Non mon oncle.
- Il est l’évêque de Saint-Asaph, une petite ville en Galles du Nord. Il a rédigé un ouvrage qui s’appelle Prophetiae Merlini. Veux-tu que je t’en parle ?
- Pourquoi pas ? Répondit le jeune Breton, peu convaincu.
Pol lui parla alors de l'histoire d’Arthur et de ses chevaliers, d’Excalibur son épée, des aventures de Lancelot, Galaad, Perceval, Morgane, Viviane, Merlin...
Parvenu à la fin du récit, il poursuivit.
- Mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Si, comme tu le sais maintenant, les aventures d’Arthur se sont déroulées sur l’île de Bretagne, tous ces chevaliers sont venus ici en Armorique.
- Comment cela ?
- Par exemple, en contrebas du bourg de la Forest-Landerneau se trouvent les ruines du château de Goy-La-Forêt, le plus ancien château est de Bretagne. Il était gardé par quarante géants. Après les avoir défait. Lancelot s’est installé dans la forteresse qui fut appelée Joyeuse Garde en raison des fêtes qu’il y donna. Même Arthur y séjourna. Ailleurs, à Kerduel près de Pleumeur -Bodou, s’élève une ancienne résidence du roi Arthur. Il s’y est retiré en compagnie de ses chevaliers de la Table Ronde après avoir vaincu les Saxons. Près de là, Arthur terrassa un Dragon sur la Lieue de Grève, avec l’aide de Saint Efflam. Et en face de l’ile-grande, Morgane veille dans l’île d’Aval sur le roi et ses chevaliers. Ils sont endormis jusqu’au jour ou ils se réveilleront pour rendre aux Celtes leur liberté.
Gwenelg avait écouté sans une parole. Tous les endroits cités étaient des lieux voisins dont il avait déjà entendu parler. Il se demandait pourquoi son oncle avait attendu le soir de son départ de Sieck pour lui relater cette histoire.
Ils atteignirent Brest le surlendemain. Pol voulait tout d’abord aller au château, afin de remettre au Comte Morvan la missive de Monseigneur Derrien. Ils arrivèrent au pied de la formidable citadelle, gardant à la fois la voie océanique et l’entrée de la Penfeld. Ils passèrent sous la tour Azénor et se présentèrent à l’entrée. Par malheur, le comte était absent, mais Pol pu remettre le pli à un autre moine qu’il connaissait et qui se chargerait de transmettre la lettre à Morvan.
Cela fait, ils descendirent au port qui se situait directement en contre-bas du château. De larges pontons en chêne, solidement fichés dans le fond de la Penfeld permettaient d’accoster à une myriade de d’embarcations. Le spectacle était hallucinant, et Gwenelg devait faire attention où il mettait les pieds.
Les pontons étaient parcourus par une foule bigarrée, des sabots claquaient lourdement sur le bois rouge, des marins passaient, cirage, chausses, capotes sur le bras droit, panier ou sac à pain à la main gauche. Des charrettes à bras ou tirées par des bœufs, chargées de choux ou de bois venaient chercher leur embarquement. Des tonneaux de bois cerclés de fer débordaient de poulies, crochets et cordages en chanvre. Des femmes sur la berge faisaient chauffer dans de grands chaudrons des écorces de chêne et de châtaignier. Les hommes venaient ensuite s’y servir et étalaient la mixture à l’aide de grands balais sur les voiles déroulées afin de les tanner. Sur l’eau, une forêt de mâts appartenant à autant de navires. Certaines vergues portaient leurs voiles pour les faire sécher.
Tassés sur eux-mêmes, des miséreux, des éclopés, des invalides tendaient le bras, demandant l’aumône.
Marchant à travers ce capharnaüm, Pol paraissait toujours serein, pas plus attentif que s’il s’était trouvé dans la bibliothèque de son monastère, évitant les obstacles sans les regarder, sachant parfaitement où il se dirigeait. Il n’en allait pas de même pour Gwenelg, qui avait manqué de tomber à l’eau au moins trois fois. Il se faisait piétiner les pieds sans arrêt, ce qui laissait les Brestois dans un abîme d’indifférence.
- Par les bourses de St Pierre !
Le juron était sortit tout seul quand un charpentier l’avait heurté avec une planche. Pol se figea, se retourna lentement vers son neveu, interloqué. Gwenelg se demandait ce qui allait lui tomber dessus.
- Eh ! Monseigneur, tu es déjà là ?
Pol se tourna à nouveau. Un individu avançait vers eux en souriant. L’homme était plutôt petit, roux et barbu, vêtu d’un surcot d’un bleu très vif. Avec cette débauche de couleurs, il n’y avait aucun risque que ses compagnons puissent le perdre. A sa vue, Pol retrouva le sourire.
- Jacob Van Arteveld ! Pol ouvrit ses bras pour donner l’accolade à l’homme qui arrivait. Quand ils se séparèrent, le moine fit les présentations.
- Jacob, je te présente Gwenelg, c’est pour lui que nous faisons ce voyage. Gwenelg, voici Jacob. Il vient de Flandres, et c’est le meilleur marin que je connaisse. On l’appelle aussi la Chouette.
- Pour quelle raison ? Interrogea Gwenelg qui préférait que son oncle oublie vite le juron blasphématoire.
- Tu le sauras demain, répondit Jacob avec un accent que le garçon n’avait jamais entendu.
- Ainsi nous partons demain ? S’inquiéta Pol.
- En milieu de journée. C’est à ce moment que la marée nous sera le plus favorable. Veux-tu montrer le bateau à ton neveu ?
Le neveu ne demandait que cela, ce qui parut enchanter le Flamand.
Le navire tirait mollement sur ses aussières. Gwenelg, fils et petit-fils de marin, n’en avait jamais vu de semblable.
La coque, longue d’environ 40 pieds, avait une forme très évasée et plate. La proue arrondie, plus haute que les plats-bords était surmontée d’un bout-dehors d’au moins 6 pieds. A environ 15 pieds de la poupe, sur chacun des cotés extérieurs du bateau était fixée une longue pièce de bois elliptique plongeant dans l’eau et servant à stabiliser le navire. Un large aviron solidement fixé par une corde de chanvre à l’arrière du bateau permettait de le manœuvrer. La voile carrée était fixée à une livarde sur sa partie supérieure, ce qui donnait la possibilité de la monter jusqu’au deux tiers du mat, et sur sa partie inférieure à une bôme qu’un cordage et un système de poulies permettaient de border ou au contraire de choquer. Deux autres hommes s’affairaient afin de charger des sacs d’orge à l’intérieur.
- Ce sont mes frères Jan et Maarten qui travaillent avec moi.
- Tiens, Jacob, le prix de notre traversée.
Pol tendait l’aumônière de l’évêque.
- Merci Pol, mais tu le sais, tu pouvais attendre d’être arrivé.
- Je le sais, mon ami, mais je me sentirais ainsi plus léger.
Le Flamand prit la bourse.
Puis on se sépara, prenant rendez-vous pour le lendemain avant le midi. Gwenelg et son oncle avaient prévu de coucher au couvent de Brest. Ils firent demi-tour.
Une question brûlait les lèvres de Gwenelg.
- Comment se fait-il mon oncle que vous ayez payé d’avance ?
- Par prudence, Gwenelg.
- Je ne comprends pas.
- De deux choses l’une. Ou bien Jacob est un honnête homme, et le payer maintenant ou à l’arrivée n’a que peu d’importance, ou bien c’est un brigand, et sitôt en mer, il nous dépouille et nous jette par-dessus bord. Dans ce cas, ayant déjà l’argent, il va partir sans demander son reste, mais au moins nous resterons vivants. D’autre part, c’est son souci désormais de protéger le trésor.
- Mais n'est-ce pas un de vos amis ?
- Les hommes peuvent changer. Jacob est un excellent ami. Mais je suis toujours vigilant.
Gwenelg reconnu que c’était là faire preuve de bon sens, particulièrement en ce moment ou ils traversaient une ruelle étroite, sombre et hantées par des ombres angoissantes dont on devinait les regards acérés fixés sur les deux passants. Même les mendiants n’osaient y pénétrer. Pour se donner du courage, le garçon poursuivit.
- Comment se fait-il que Jacob vous attendait ?
- Jacob m’a déjà permis d’effectuer plusieurs voyages, notamment en Ecosse. Je savais qu’il faisait escale à Brest. L'autre jour, lorsque nous étions chez l'évêque Derrien, j’ai très discrètement demandé à un autre moine qui venait ici de lui remettre un pli lui proposant de m’attendre pour un nouveau périple.
- Ainsi vous saviez déjà tout se qui allait se passer !
- Disons que j’en avais une vague idée.
Gwenelg en resta sans voix.
Comme prévu, ils quittèrent Brest le lendemain en milieu de journée.
La mer descendait. La rade fut rapidement traversée. Puis ce fut le goulet, étroit passage entre deux hautes falaises escarpées compris entre la pointe du Portzic et celle du Diable.
Alors que la mer étalait, ils s’engouffrèrent dans le chenal du Four.
Pol regardait son neveu. Dans sa tunique en lin rouge, ses longs cheveux geai flottant dans le vent et son regard gris sombre regardant au-delà de l’horizon, Gwenelg faisait plus jeune qu’à l’accoutumé. Si le moine n’avait aucune inquiétude quant-à la transformation physique de son neveu, qu’en serait t-il de l’homme. Et puis il y avait le signe. Mais est ce qu’il ne faisait pas là encore fausse route ? Pourtant, une petite voix lui certifiait qu’il s’agissait bien du nouveau Mesaer. En tout cas, il devait agir comme si c’était là la vérité. Il était également vrai que toutes les qualités de son neveu devaient être polies, affûtées, homogénéisées, afin qu’il puisse accomplir ce que Pol espérait.
La nuit tombée, le bateau arriva au niveau de l’île de la Vierge, et Jacob modifia le cap, dirigeant la proue plein Nord. Gwenelg découvrit enfin pourquoi le Flamand était surnommé « La Chouette ». Il pouvait rien qu’en se repérant aux étoiles diriger le navire sans faillir, rendant inutile le jour et les amers à terre.
Le fils de Malo quittait sa Bretagne natale, endormis sous une montagne de fourrures, dans le fond d’un navire flamand."
La suite dans le livre ..........
09:08 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roman, aventures, Héros, lecture plaisir, moyen âge, Bretagne Celtique, Highlands d'Ecosse
08.03.2007
Historic Fantasy
Dans la littérature et au cinéma, il y existe déjà plusieurs genres.
Pour n’en citer que quelques uns : le policier, la science fiction, le space opéra, l’héroic fantasy, le thriller, le techno thriller, l’aventure ….
Il me semble que Gwenelg ne correspond à aucune de ces catégories.
Il en représente une à lui tout seul.
Elle peut être nommée Historic Fantasy.
Elle est à mi chemin entre le roman historique et l’héroic fantasy
Dans ces 3 concepts, il existe beaucoup de similitudes : l’aventure, les péripéties, l’apprentissage, la bravoure, l’amitié, l’amour, le respect, des guerres, des batailles …. De plus, les principaux personnages sont, au moins dans 2 des cas, purement imaginaires.
Les différences sont ailleurs
Le roman Historique met en perspective et romance des évènements avérés. Le plus extraordinaire d’entre eux, « Les Rois Maudits », en est le parfait symbole.
Pour ce qui en est de l’Héroic Fantasy, emblématiquement porté par l’exceptionnel JRR TOLKIEN, il faut avant tout inventer un monde, une terre. De manière indispensable, les premières pages s’ouvrent sur des cartes, fabuleuses et fictives. Ensuite, les héros peuvent vivre leurs aventures
Pour ce qui concerne les aventures de Gwenelg la puissance des véritables paysages Breton, Ecossais, Gallois ou Irlandais (Bref, Celtes), leur sauvagerie, leur dureté, l’énergie qu’il en émane, amène une vraie force au récit
Cela rend le récit plus percutant.
De plus, dans « l’ Historic Fantasy », si tout est romancé, tout est possible.
Cela arrache le lecteur de son environnement et l’entraîne dans un monde totalement crédible.
07:24 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roman, aventures, Héros, lecture plaisir, moyen âge, Bretagne Celtique, Highlands d'Ecosse
07.03.2007
Etre un aventurier des temps modernes
Je me rappelle parfaitement d’avoir eu à disserter – J’étais en terminale, il y a donc bien longtemps aujourd’hui – sur un sujet de philosophie étonnant : lecture, plaisir ou contrainte ?
Je repense encore parfois à cette question.
Et pour cause. Depuis que je me suis lancé dans l’aventure de Gwenelg, c’est bien avec la volonté de partager avec le plus grand nombre. D’où la naissance de la Communauté des Aventuriers du Tonnerre …..
Mais pour participer à cette entreprise, encore faut-il faire l’effort d’ouvrir le livre.
A cet exercice, il faut admettre que les femmes sont généralement plus entreprenantes que leurs homologues masculins. Les lecteurs sont souvent …………. Des lectrices.
Pourtant, Gwenelg est réellement un livre tout public. J’ai parfois entendu que la couverture faisait bouquin pour ado. Ca a également été mon sentiment la première fois que je l’ai vu. Mais j’ai finalement dit OK car j’estimais que cela différenciait l’ouvrage.
Tous ceux qui ont fait l’effort d’ouvrir le livre sont unanimes : les 50 premières pages sont un peu ardues (désolé, mais elles me sont indispensables pour les aventures présentes et à venir), ensuite : plaisir, plaisir, plaisir. Et aussi émotions et passions. Aventures et épopées. Héros et Héroïnes.
Les Bretons apprennent beaucoup sur leur propre histoire.
Finalement, faire l’effort d’aller prendre le livre est une contrainte. Puis vient le plaisir.
06:53 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roman, aventures, Héros, lecture plaisir, moyen âge, Bretagne Celtique, Highlands d'Ecosse
06.03.2007
Les influences vers Gwenelg
Elles sont multiples. Autant littéraires que cinématographique et …….. musicales.
Par exemple, je trouve qu’une lecture doit être aussi fluide qu’une mélodie. Rythmée, balancée, limpide, mais également compacte.
Pour en revenir à ce qui m’a marqué, la lecture du »seigneur des anneaux » a été un vrai choc. Une telle richesse de l’écriture, tant de soin du détail, de la description. Certains livres méprisent le récit des images. C’est la littérature fast food.
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Au-delà de son aspect exceptionnel, remarquable, unique, je suis également impressionné par son auteur, J.R.R. Tolkien. Il avait 45 ans lorsque son premier roman, Le Hobbit, a été publié et 57 ans lorsqu’il a terminé « Le Seigneur des anneaux ». Cet homme, professeur à l’université d’Oxford, était tout sauf quelqu’un d’irréfléchi.
C’était quelqu’un sérieux et posé.
Mais il ne se prenait pas au sérieux.
D’autres auteurs ont également un talent ensorceleur : Ludlum, Giono, Cussler, Clavel, …. et bien sur Druon.
Le cinéma également, puisque l’on dit que « Le retour du Tonnerre » se lit comme on regarde un film.
« Braveheart » et « Hihlander » bien entendu (le 1 uniquement, parce que les autres …) et « Breaking the waves».
ainsi que« La guerre des étoiles », « Le Seigneur des anneaux » (le film, cette fois), « La grande évasion », « Plein soleil » (Rien à voir avec le livre, mais j’aime) et beaucoup d'autres ......
La musique. Alors là, il y en a beaucoup :
Dan Ar Bras, Servat, Denez Prigent, les Tri Yann, Korto, Mozart, De palmas, Polnareff, Vivaldi, Pink Floyd, la BOF de 1492, …..
07:26 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roman, aventures, Héros, lecture plaisir, moyen âge, Bretagne Celtique, Highlands d'Ecosse
05.03.2007
L'ordre des Kurun
Gwenelg est-il un chevalier Kurun ?
Cete question est en filigramme toute une partie du "Retour du Tonnerre"
Les chevaliers Kurun (Tonnerre en Breton) étaient les protecteurs secrets et mystérieux de la Bretagne ducale. D’ailleurs, il convent d'écrire « le » chevalier, puisqu’il ne peut y avoir qu’un Kurun en même temps.
Le tome 1 de « Gwenelg » donne les premières pistes et explications.
« Durandal », le tome 2 (à paraître bientôt) apportera - Je le confirme - de nouvelles précisions.
Une chose est certaine. A une époque ou les ordres successifs vont apparaître (Templiers, de Malte, de la jarretière, de la Toison d’Or,….), l’ordre des Kurun est différent. Il n’est pas de simple essence humaine.
Alors de quoi est-il issus? Ou de qui? Esus ? Peut-être ………
Et quelles sont les capacités différentes dont dispose le Kurun ?
Une seule certitude : dans toutes les confréries « traditionnelles », celui qui veut en faire partie postule ou est proposé. Il va de manière différente chez les Kurun.
On est élu.
Gwenelg l'est-il ?
Découvrez le ...........
06:57 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roman, aventures, Héros, lecture plaisir, moyen âge, Bretagne Celtique, Highlands d'Ecosse
02.03.2007
A l'ombre des pays celtes
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Le Retour du Tonnerre se déroule pour l’essentiel en Bretagne. Les endroits où il s'aventure sont nombreux : l’île de Sieck, Saint Pol de Léon, Brest, Paimpol, Dinan, Dol, Saint Méen le Grand, La Roche Derrien, les monts d’Arrée …..
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Mais il y a aussi l’Ecosse et l’île de Skye. (Voir l'album correspondant)
Bien entendu, le livre n' a aucunement la volonté d'être un guide touristique, d’autant plus que notre héros y séjourne au …….. XIIème siècle.
Ce choix n'est aucunement fortuit. Bien plus que les décors fictifs de "l"Heroic Fantasy", la volonté de situer les aventures de Gwenelg dans la Bretagne Celtique et les vallées désolées des Highlands d’Ecosse renforce de manière crédible la faiblesse des hommes par rapport à l’implacable puissance de la Nature.
Par ailleurs je le confirme. Tous ces endroits existent et, pour autant que l’on puisse le savoir, sont décrits dans le roman tels qu’ils étaient il y a 800 ans.
Un seul lieu est totalement imaginaire.
Si vous le découvrez, laisser un commentaire sur le blog, ou envoyez moi un courriel sur gwenelg@laposte.net
07:29 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roman, aventures, Héros, lecture plaisir, moyen âge, Bretagne Celtique, Highlands d'Ecosse
01.03.2007
C'est quoi, Gwenelg ?
Pour les 867 dernières personnes en France à posséder un ordinateur et à n’être pas venues sur ce blog, voici un résumé de son but (Avant propos : on y traite de livres)
L’objectif de la saga des tomes de Gwenelg est de narrer la vie aventureuse d’un Breton du XII ème siècle, en Bretagne et en Ecosse.
Mon ambition est de narrer l’histoire tempétueuse d’un jeune homme né au début des années 1100. Ses aventures l’amènent à traverser les landes Celtiques de Bretagne et les vallées sauvages des Highlands d’Ecosse. J’espère qu’en lisant ce premier tome (et les suivants), le lecteur sentira sur sa peau le souffle du vent d’ouest et le goût salé de l’écume dans la bouche.
Gwenelg devra passer par un parcours initiatique. A une époque où l’on devient combattant à 13 ans, Gwenelg, qui a dépassé cet âge, aura le privilège de recevoir une véritable éducation. Il va acquérir une formation complète, intellectuelle et militaire, particularité généralement réservée aux fils de la noblesse.
Il va devenir adulte.
C’est un livre d’aventures dans lequel les péripéties se succèdent.
Je souhaitais enrichir le texte de nombreuses précisions à propose de l’histoire Bretonne, ses particularités et ses spécificités. De même, ce qui m’intéresse, ce n’est pas nécessairement l’histoire avec un grand H, mais l’histoire des gens, de leur quotidien, de leur contrainte. Comment vivait-on au début des années 1100 ?
Avec l’obligation d’un langage facile et facilement appréhendable. Les personnages ont un parler actuel, ce qui est une volonté. Pas question qu’ils ressemblent à Jacquouille la Fripouille ou à maître Yoda
07:22 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roman, aventures, Héros, lecture plaisir, moyen âge, Bretagne Celtique, Highlands d'Ecosse





